SIA 2010 : Prêts bonifiés : enveloppe supplémentaire de 800 M EUR

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il donnait son accord pour une augmentation de 800 millions d'euros des prêts bonifiés des banques en faveur des agriculteurs en difficulté, samedi lors d'une table ronde au salon de l'agriculture.

M. Sarkozy a également annoncé une aide supplémentaire pour les agriculteurs déjà très endettés de 50 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 100 millions d'euros déjà accordés dans le cadre du Fonds d'aide d'allègement des charges. « L'argent sera là pour financer tout ce qui vous permettra de traverser le gros de la crise », a-t-il affirmé.

La table ronde avec les syndicats agricoles, à laquelle participait également le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, s'est déroulée à l'issue d'une visite de plus de deux heures du chef de l'Etat dans les allées du salon où il était arrivé avant l'ouverture au public, dans une ambiance bon enfant.

« A partir du mois de novembre prochain, la France présidera le G20. Nous prendrons l'initiative de promouvoir une véritable régulation des marchés de matières premières agricoles, afin de limiter la spéculation croissante et d'encadrer les produits financiers dérivés de ces marchés », a affirmé M. Sarkozy. « L'agriculteur est un entrepreneur. Il doit vivre de ses prix et non de subventions », a-t-il également déclaré.

Il a souhaité que face aux distributeurs, « les producteurs se regroupent ». « Nous vous aiderons à peser sur le partage de la valeur ajoutée », a-t-il promis, dans une allusion au déséquilibre commercial entre les cinq grandes enseignes en France et les milliers de producteurs.

A ce propos, il a annoncé qu'il allait « demander la modification du droit de la concurrence » dans l'Union européenne, Bruxelles n'autorisant pas le regroupement de producteurs agricoles. « Je souhaiterais qu'on puisse fixer un prix par interprofession sans qu'on crie au cartel », a dit M. Sarkozy.

Il a également dénoncé les « slogans démagogiques » en faveur des quotas laitiers car « la solution » à la crise que traverse le secteur, « ce ne sont pas les quotas ». Le président a réaffirmé qu'il se battrait pour la préférence communautaire, qui, selon lui, est « parfaitement compatible avec l'OMC ».

« Pourquoi l'Europe ferait-elle preuve d'une naïveté confondante en ouvrant toutes ses frontières sans aucune protection? ». Il s'est redit favorable à l'imposition d'« une taxe carbone aux frontières ».

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier