Sia : la formation représente l’avenir de l’agriculture

Thierry Michel

Sia : la formation représente l’avenir de l’agriculture

Le point sur les principales thématiques à l’issue de la présentation officielle.

Les numéros gagnants : le 49 et le 121 ; numéro complémentaire : le X, qui correspondra en fait au nombre de politiques en quête de visibilité et qui défileront pendant le 49e Salon international de l’agriculture (Sia) et le 121e Concours général agricole (CGA), du 25 février au 4 mars, porte de Versailles à Paris. “Nous avons retenu la formation, l’enseignement, les métiers comme thème principal cette année car il répond à ce que l’agriculture pourra être demain. Les mètres carrés sont loués, les exposants sont là et les hommes politiques seront là”, souligne, d’entrée de jeu lors de la présentation du 12 janvier, Jean-Luc Poulain, président du Ceneca et du Sia. “Trois mille cinq cents animaux seront présents lors de ce Sia, dont 2 000 en concours. Le groupement de l’export français sera présent et 120 000 visiteurs professionnels sont attendus”, a ajouté Juana Moreno, la directrice du Sia. Cette dernière a également précisé que les concours animaux de cette année allaient faire l’objet de diffusion sur internet pour sensibiliser les marchés internationaux. Par ailleurs, la boutique des produits primés lors du concours général ­reprend du service en 2012, après un énorme succès lors de son apparition en 2011. Le CGA des produits accueille du reste deux nouvelles catégories cette année : le safran et les confitures. Parmi les nouveautés ou évènements remarquables de ce 49e Sia, on peut aussi noter que la race bovine Angus sera présentée pour la toute première fois lors d’un Sia.

La betterave sucrière à l’honneur

 Pour sa part, Interbev présentera la seconde édition des “Labels de l’élevage” afin de récompenser le travail des éleveurs ovins engagés dans les filières qualité (Label rouge, IGP et AOP). Grande première aussi : les fanas de chevaux de trait pourront admirer les fabuleux spécimens de race percheron acquis par le roi du Maroc, ce qui souligne l’excellence - une notion particulièrement mise en avant lors de cette présentation - de la filière équine nationale et du travail effectué par France-Trait pour ouvrir la filière au commerce international. Le secteur bio gagnera encore en présence en 2012. Pour le bicentenaire de la betterave sucrière en France, le Cedus, dans la lignée de l’inscription du repas gastronomique à la française au patrimoine culturel immatériel de ­l’Unesco, présentera un film intitulé “Le merveilleux repas d’Ulysse” sur son stand. La filière végétale fêtera les quinze années d’existence de ­l’Odyssée végétale en présentant une galerie d’art contemporain végétal en trois dimensions. Passion Céréales tiendra une salle de classe extraordinaire baptisée “L’école des céréales”. Les visiteurs pressés pourront parcourir le salon en utilisant la formule “Top Chrono”, qui permet de voir l’essentiel en trois heures de temps.

Formation

 Grande thématique de l’édition 2012, la formation et tout ce qui tourne autour de l’emploi tiendront une grande place. Déclinée autour de l’axe “les filières changent de visage, l’agriculture un métier qui s’apprend”, les responsables du Sia veulent démontrer que l’agriculture, ce sont de vrais métiers, très diversifiés, et des métiers qui s’apprennent. Le pavillon 3 sera du reste entièrement dédié aux services et métiers de l’agriculture. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’agriculture recrute chaque année 50 000 salariés permanents et 860 000 saisonniers et la bourse de l’emploi de l’Agence nationale pour l’emploi et la formation en agriculture propose 5 000 offres d’emploi par an. La filière de l’agroéquipement estime à 5 000 le nombre de postes à pourvoir d’ici trois ans. Par ailleurs, l’une des possibilités d’organiser sa visite au Sia tourne autour d’un parcours spécifique : le “Parcours métier, emploi et formation”. On pourra aussi découvrir les métiers de l’agriculture à travers le Trophée national des lycées agricoles, dédié aux races laitières et à viande. Sans compter que compte tenu des évolutions en matière de science, de technologie ou encore de réglementation, il est fort probable que le secteur de l’agriculture au sens large soit amené à créer de nombreux métiers qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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