Signes officiels de qualité : Un savoir-faire et une origine reconnus

Jacques Mathé, économiste

Signes officiels de qualité : Un savoir-faire et une origine reconnus

Les produits de consommation alimentaire ont beau se standardiser, ils n'ont pourtant pas « avalé » les productions sous signes officiels de qualité. Bien au contraire !

On assiste depuis une quinzaine d'années à une abondance de l'offre de produits labellisés, certifiés, et autres AOC. Chacune des démarches de qualification a sa propre logique. Décrocher la précieuse reconnaissance tient parfois du parcours du combattant. Obtenir une Appellation d'Origine Contrôlée peut demander dix ans, en plus d'une volonté locale sans faille. Mais toutes ces démarches ont-elles une utilité pour le consommateur ? Apportent-elles la fameuse valeur ajoutée recherchée par les producteurs ? Pour les premiers, dans un monde de plus en plus globalisé, les productions sous signes de qualité sont porteuses de sens, elles rassurent, elles sont plus goûteuses…

Pour les producteurs, les signes de qualité sécurisent en partie leurs débouchés et souvent ajustent l'offre à la demande (Champagne, pruneaux d'Agen...). Ces stratégies évitent la volatilité des prix à la production, si dommageable dans un système économique peu adaptable à court terme.

Reste à clarifier les messages auprès du consommateur, pour lequel tous les signes n'ont pas la même valeur. Quant aux producteurs, il leur faudra assurer dans la durée la qualité de leurs productions et s'adapter aux marchés de consommation.

Source CER France, Gérer pour gagner Novembre, Décembre, Janvier 2009

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