Sommet de la FAO : Vaincre la faim : 16 pays ont réussi

SC

Pour montrer qu'éradiquer la faim n'est pas une utopie, la FAO suggère de suivre les recettes de 16 pays parvenus à abaisser le nombre de personnes sous-alimentées depuis les années 90.

Plus de 60 chefs d'État et gouvernement se pencheront de lundi à mercredi sur le problème de la faim dans le monde, lors d'un sommet organisé par la FAO à Rome. « Le combat contre la faim peut être remporté », a assuré avant l'évènement son directeur Jacques Diouf en appelant la planète à accroître la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir plus de 9 milliards d'habitants d'ici 2050.

M. Diouf appelle les États à prendre des engagements concrets à Rome, chiffrant à 44 milliards de dollars par an les investissements nécessaires dans l'agriculture contre 8 milliards actuellement. En juillet, les huit plus grands pays industrialisés (G8) se sont engagés à consacrer 20 milliards de dollars sur 3 ans à l'agriculture

Suivre l'exemple de l'Arménie, le Brésil, le Nigeria, le Vietnam...

Dans un rapport intitulé « des pays qui vont à contre-courant », la FAO cite en exemple 16 pays dont l'Arménie, le Brésil, le Nigeria, le Vietnam, l'Algérie, le Malawi et la Turquie ayant réussi, ou en bonne voie, de diviser par deux la faim d'ici 2015 (objectif du millénaire).

Les dénominateurs communs de leurs succès sont : un environnement favorable à la croissance, des investissements ciblés sur les populations rurales démunies et une planification de long terme.


Bruno Le Maire représentera la France

Les ONG rassemblées pour un forum de la société civile en marge du sommet se montrent sceptiques sur la portée du sommet et s'inquiètent de l'absence des dirigeants du G8 (sauf Silvio Berlusconi). La France sera représentée par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.

La France et le Brésil prendront d'ailleurs une initiative commune pour une «régulation mondiale des marchés agricoles» lors de ce sommet. Une régulation qui vise « la stabilisation des prix agricoles », la « lutte contre la prédation et la spéculation sur les terres agricoles », et la nécessité de favoriser le développement agricole dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Publié par SC

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