SPACE : Ebullition autour de la contractualisation laitière

d'après AFP

Alors que le secteur s'apprête à tourner la page des quotas laitiers, les négociations sur les contrats qui vont lier producteurs et industriels sont au coeur des débats. Bruno Le Maire devrait revenir sur ce sujet qui soulève bien des inquiétudes chez les éleveurs.

Pour anticiper cette nouvelle ère économique, le gouvernement français a imposé la signature d'un contrat entre les entreprises et leurs fournisseurs que sont les producteurs de lait. L'objectif est de sécuriser les revenus des paysans, secoués en 2009 et 2010 par des crises à répétition en raison d'une baisse des prix du lait. En avril Bruno Le Maire a tancé les industriels. Il a jugé « inacceptables » les premières propositions faites aux éleveurs et a enjoint les entreprises à mettre sur la table des contrats « justes et équitables ».

Depuis le processus de négociations s'est enclenché. La fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche spécialisée de la FNSEA, a affirmé que les discussions « avançaient dans le bon sens ». La FNPL s'est toujours dit favorable aux contrats mais à la condition qu'ils soient négociés collectivement. Le syndicat a donc travaillé au regroupement des producteurs au sein d'organisations collectives, mieux à même de peser face aux industriels.

Des réunions entre éleveurs et Lactalis ont eu lieu mais les négociations butent notamment sur le rôle des organisations de producteurs, le numéro un français préférant traiter en direct avec l'éleveur. Lactalis maintient la pression en fixant une date-butoir au 30 septembre.

La FNPL a appelé les éleveurs à ne pas « céder aux pressions diverses sur des délais imposés par certaines entreprises ». Gilles Psalmon, directeur de la FNPL, prévient même que si Lactalis refuse de reconnaître les organisations de producteurs, celles-ci « n'appelleront pas à signer les contrats ».

Les organisations minoritaires, opposées à la FNPL, vont présenter pour leur part à Rennes lors du Space leur propre contrat. La Confédération paysanne, l'Organisation des producteurs de lait (OPL) et l'association des producteurs de lait indépendants (Apli) devraient proposer des clauses plus astreignantes encore pour les entreprises.

Source AFP

Publié par d'après AFP

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