Syndicalisme : La Fnsea fixe à 400 millions d'euros le «plan d'urgence» pour 2009

Syndicalisme : La Fnsea fixe à 400 millions d'euros le  «plan d'urgence» pour 2009

Le président de la Fnsea fixe à 400 millions d'euros le «plan d'urgence» pour 2009 qu'il réclame pour l'agriculture, à une semaine d'une journée de mobilisation des agriculteurs pour la défense de leurs revenus.

Le président du syndicat majoritaire a détaillé, montants à l'appui, le plan d'urgence qu'il réclame depuis plusieurs semaines aux pouvoirs publics pour combler la baisse des revenus des agriculteurs, qui devraient encore plonger en 2009 après 2008.

Des prêts bancaires pour 1 milliard d'euros

Jean-Michel Lemétayer souhaite que les banques libèrent des prêts pour un montant d'un milliard d'euros et que l'État prenne en charge les frais financiers, à savoir 30 millions par an, soit un total de 150 millions d'euros sur cinq ans.

Le 21 septembre, Bruno Le Maire avait annoncé que les banques allaient accorder d'ici à fin 2009 des prêts à remboursement différé de 250 millions d'euros aux producteurs de lait afin de soulager leur trésorerie. «Il en faut quatre fois plus», répond le patron de la Fnsea qui souligne que la crise ne touche pas le seul secteur laitier mais nombre d'autres productions (bovine, porcine, viticulture,...). « Le gouvernement n'a pas hésité à défendre des secteurs comme l'automobile ou les banques (...) Il doit comprendre la situation des agriculteurs et agir », a-t-il souligné.

Exonérer la taxe sur le foncier non bâti

La Fnsea réclame aussi une exonération en 2009 de la taxe sur le foncier non bâti. Cet allègement viserait les exploitations en difficultés et représenterait une aide de 200 millions d'euros, sur un total de 600 millions d'euros perçu par l'État, selon les calculs du syndicat.

Autre demande : la poursuite du remboursement de la Taxe intérieure sur les Produits pétroliers (TIPP), qui concerne les carburants, et de la Taxe intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel (TICGN), soit un montant de 170 millions d'euros.

Alléger le coût du travail

Au delà de ces mesures d'urgence, M. Lemétayer demande que le gouvernement allège le coût du travail dans le secteur agricole pour rester compétitifs face aux autres pays européens. Il réclame une prime horaire de trois euros sur la totalité des emplois agricoles, saisonniers ou pas. Cette mesure a été estimée à quelque 550 millions d'euros par le syndicat. Au-delà de 2009, la Fnsea souhaite la voir prorogée les années suivantes.

Quelque 30 à 40.000 manifestants sont attendus le 16 octobre pour participer à de multiples actions dans tout l'hexagone pour dénoncer la baisse de leur pouvoir d'achat, d'après Jean-Michel Lemétayer. Ce dernier promet une forte mobilisation, notamment en Avignon avec une forte présence des viticulteurs.

Source d'après AFP

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