Témoin du passé, patrimoine d’aujourd’hui et ouverture vers l’avenir

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15 .

Témoin du passé, patrimoine d’aujourd’hui et ouverture vers l’avenir

L’association de sauvegarde des burons du Cantal a convié ses 98 adhérents à son assemblée générale qui s’est focalisée sur l’œuvre contemporaine qui va se dresser sur les hauteurs de Pailherols.

Qu’il s’agisse de la langue occitane, de patrimoine, d’histoire, des recherches de l’Inra ou de la fabrication du saint-nectaire, les 98 adhérents de l’Association de sauvegarde des burons du Cantal sont curieux de tout, même d’art contemporain, pour certains. Ces claies-sculptures blanches - qui tardent à se dresser sur les hauteurs de Pailherols - ont fait causer mercredi 29 juillet, à Marcenat, à l’occasion de l’assemblée générale de l’association. ll y a ceux qui sont contre et qui le disent, ceux qui doutent en attendant de voir, et les autres. “La majorité des membres du conseil d’administration est d’accord”, précise le président Marcel Besombes.

Pour sensibiliser sur l’importance de leur sauvegarde, les burons veulent faire parler d’eux. C’est bien parti…

“Ma montagne” fait débat

Des voix se sont élevées pour s’inquiéter du fait que l’implantation de ce projet est en partie prévue sur un chemin privé et deux hectares de biens de section. Là encore, en expliquant que c’est le choix de l’artiste Camille Henrot, le président s’est voulu rassurant en précisant qu’une nouvelle loi permet à une commune de prendre une section pour y réaliser une œuvre d’intérêt général. D’autres se sont inquiétés de son coût de ces claies-sculptures baptisées “Ma montagne” : 190 000 €, et un adhérent s’est félicité de cette œuvre qu’il préfère à celles “modernes et industrielles (des éoliennes, NDLR) qui ont failli être implantées sur le plateau du Coyan”. “Les réactions seront diverses, prévient Marcel Besombes. L’essentiel, c’est de donner mauvaise conscience aux gens qui voudraient être négatifs”. Puis, il rappelle que certains s’opposaient au projet d’une nouvelle route pour relier Aurillac à Maurs. “On n’aurait pas eu un centime du ministère si ça n’avait pas été une œuvre contemporaine”, poursuit Michel Frégeac, trésorier de l’association, puis il ajoute que la commission nationale - chargée d’examiner les projets candidats aux aides de l’État - a décerné une note 19/20 à “Ma montagne” qu’elle a classée en tête. “Ils ont apprécié qu’une œuvre contemporaine soit installée dans un tout petit village”, constate Michel Frégeac. Et le président d’insister sur le fait que 80 % du financement de ce projet vient d’en-dehors du département. “Ma montagne”, cet hommage aux buronniers du Cantal, occupe l’association depuis cinq ans a-t-il rappelé en évoquant cette demande de la commune de Pailherols et des éleveurs transhumants qui ont souhaité témoigner, ainsi, de l’importance des buronniers dans ce qui fait, aujourd’hui, l’économie cantalienne. 

Inra et saint-nectaire

Pour Marcel Besombes, il est évident qu’il fallait une œuvre contemporaine plutôt qu’un monument aux morts ou une folklorisation. Il a souligné que ce projet est soutenu par la Direction régionale des affaires culturelles, la Fondation de France, la commune de Pailherols, une dotation parlementaire et la fondation Carasso. Au terme de cette assemblée générale, très riche au niveau des échanges, la curiosité des adhérents s’est focalisée sur l’unité expérimentale de l’Inra que le directeur est venu présenter. Après le repas, ils se rendaient au Maucher pour y découvrir la fabrication du saint-nectaire.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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