Territoire : Les nouvelles constructions grignotent l'équivalent d'un département tous les 7 ans

Les sols agricoles représentent encore en 2009 plus de la moitié du territoire. Ils perdent en moyenne 93 000 hectares sur les trois dernières années. Les espaces dits naturels en occupent plus du tiers. Parmi eux, la forêt, qui a longtemps progressé, ne semble plus gagner de terrain. Les espaces artificialisés progressent donc et atteignent désormais 9%.

En 2009 , l ' agriculture s'étend sur 54 % du territoire métropolitain, la sylviculture sur 24 %. L'habitat, les sports et les loisirs en utilisent 6 % alors que l'industrie et les services ne dépassent pas 2% et les transports 3 %. Les terres vouées à l'agriculture sont essentiellement des espaces cultivés et des surfaces en herbe, mais elles peuvent être également constituées de certaines friches et landes destinées à l'élevage, et de certains espaces artificialisés comme les bâtiments d'exploitations ou les serres. Entre 2006 et 2009, ces usages agricoles perdent près de 1% au profit de l'industrie, des services, des transports, de l'habitat et des loisirs. C'est l'élevage qui recule alors que les productions végétales progressent.

Les sols artificialisés occupent 9 % du territoire

En 2009, les sols cultivés occupent 35 % du territoire, suivi par les sols boisés (31 %) et les surfaces toujours en herbe (17 %), qui sont à plus de 98 % affectées à l'élevage. Les espaces artificialisés (sols bâtis, sols revêtus ou stabilisés et autres sols artificialisés) en représentent quant à eux 9 %. Les landes, friches, maquis et garrigues couvrent 5 % du territoire et sont surtout présents dans les montagnes et dans la région méditerranéenne. Les 3 % du territoire restant sont consacrés à des sols nus naturels, des zones humides, des zones sous les eaux et des zones interdites.

Les sols artificialisés accélèrent leur avancée

Les sols artificialisés sont passés entre 2006 et 2009 de 4,59 à 4,85 millions d'hectares soit une progression moyenne de 86000 hectares par an. À ce rythme, les autres espaces, agricoles et naturels, perdent 236 hectares par jour, ce qui correspond à la superficie d'un département français moyen (610 000 hectares) tous les sept ans. L'avancée des sols artificialisés semble s'accélérer sur les dernières années. À titre de comparaison, l'avancée moyenne des sols artificialisés sur la période 1992-2003 mesurée par l'enquête Teruti était de 61000 hectares par an, soit un département tous les dix ans.

Trois départements (Alpes-de-Haute-Provence, Corse-du-Sud, Hautes-Alpes) gardent un taux inférieur à 3 %. À l'opposé, les départements de Paris et de la Petite Couronne dépassent 75 %. Paris et la Petite Couronne ne s'artificialisent pratiquement plus. Les départements qui évoluent le plus rapidement sont moyennement urbanisés (entre 8 et 12%de taux d'artificialisation) et très agricoles (plus de 45% de sols cultivés ou toujours en herbe). Dans quatre d'entre eux, le gain d'artificialisation dépasse même 1 point: le Bas-Rhin dans le Nord-Est et, sur la façade atlantique, la Vendée, les Côtes-d'Armor et la Manche. Plus encore que le bâti, ce sont surtout les sols revêtus ou stabilisés et les sols enherbés artificialisés qui grignotent les sols agricoles.

 

Source Agreste

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