Un label pour promouvoir les produits respectueux de l’abeille

S C

Un label pour promouvoir les produits respectueux de l’abeille

Les apiculteurs, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, lancent en France le label "Bee friendly". L’objectif est de favoriser les pratiques respectueuses des abeilles et des pollinisateurs.

Présenté lundi au Salon de l'agriculture par l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, le label "Bee friendly"vise à promouvoir les systèmes de production respectueux des pollinisateurs.

Le cahier des charges comprend 27 exigences, contrôlées par un organisme de certification accrédité et indépendant permettant ainsi aux entreprises partenaires de faire connaitre leur éthique au travers de leurs produits estampillés "Bee friendly".

Une conduite d'exploitation respectueuse des abeilles suppose notamment : pas d'OGM, pas de néonicotinoïdes, l'augmentation des haies et surfaces fleuries, la pulvérisation de produits chimiques la nuit, et une récolte adaptée. Lors de la récolte de la lavande, par exemple, une colonie peut être détruite par hectare, raconte Olivier Belval, président de l'Unaf et de "Bee friendly". Alors que si on pose des dispositifs d'effarouchement à l'avant de la machine de récolte, ils secouent les brins et les abeilles s'envolent avant qu'ils ne soient récoltés.

Ce label a été lancé en 2013 en Allemagne. En France, le cahier des charges a été développé sur 2 secteurs grâce à l’appui d’entreprises pionnières : les fruits et légumes avec "Demain la terre" (Association de producteurs de fruits et légumes engagés dans une démarche écologique et responsable) et  les produits laitiers avec "Les 2 vaches"  (produits laitiers biologiques). Aucune structure n'est encore labellisée mais une trentaine d’entreprises françaises devraient  adhérer à la démarche d’ici la fin 2014.

La France et l'Europe sont en déficit d'abeilles, en raison d'une surmortalité multifactorielle des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et des pesticides, jugés par les apiculteurs comme l'une des causes majeures de leur disparition. Le ministère de l'Agriculture rappelle qu'un tiers de ce que nous mangeons n'existerait plus si les abeilles disparaissaient, car 80% des plantes à fleurs sont pollinisées par les insectes (abeilles, bourdons, papillons).

 

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier