Une agriculture cantalienne qui se professionnalise

R. Saint-André

Première présentation publique du recensement agricole 2010.

Une agriculture cantalienne qui se professionnalise

 

Mercredi 14 décembre, toute la sphère agricole et rurale s’est retrouvée au lycée agricole d’Aurillac. Le Service régional de l’information statistique et économique (Srise) y révélait les premiers résultats du recensement agricole 2010 pour le Cantal (voir notre édition du 14 décembre).  L’intérêt suscité par ces données n’a pas échappé au préfet du Cantal qui ouvrait cette présentation devant un auditoire de plus de 120 personnes, composé de techniciens et d’élus de la Chambre d’agriculture, de chefs de services de la DDT, des syndicats agricoles, des responsables d’organisations professionnelles, de l’enseignement agricole, des élus locaux (une vingtaine de maires), etc. Après avoir noté avec satisfaction cette forte participation, Marc-René Bayle insistait sur le poids économique de l’agriculture dans le département qui ­compte cinq fois plus d’actifs que la moyenne nationale. Le représentant de l’État retient des premiers résultats quelques chiffres forts : 5 700 exploitations (soit un rythme de - 1,6 % par an, la baisse la plus faible de la région Auvergne) ; 10 600 actifs permanents ; une productivité qui ne cesse de s’accroître ; des agriculteurs “connectés” puisque 43 % utilisent Internet. Les deux tiers des exploitations élèvent des vaches (avec un total de 500 000 bovins dans le département), dont 40 % pour la filière laitière. Le préfet relève également l’engagement des producteurs tournés vers des signes de qualité (2 600 exploitations sont impliquées) et dans une moindre mesure vers la vente directe (1 ferme sur 10).

Incrédules

Mais ce qui a fait débat, c’est le chiffre annoncé relatif à la surface agricole utile totale. Le Cantal aurait perdu la bagatelle de 20 000 ha en dix ans. L’auditoire est resté dubitatif, à l’image du maire du Vaulmier, Michel Leblanc, ou du directeur de la Chambre d’agricul­ture, Bernard Berthelier, qui souligne que cette donnée “ne correspond pas à l’image que l’on se fait”. Selon Sean Healy, responsable régional de Srise Auvergne, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce résultat. Et d’évoquer notamment les terres d’estives cantaliennes passées dans les mains d’exploitants d’autres départements (de l’Aveyron en particulier), un mode de comptage qui diffère un peu, le massif forestier qui progresse... Néanmoins, le spécialiste des statistiques départementales tient à rassurer sur la fiabilité des données.  L’ensemble des données sont exploitées sur des cartes interactives disponibles sur le site Internet de la DDT du Cantal, comme l’a rappelé Stéphane Nuq, chef de service. Elles prouvent selon lui, que l’agriculture s’est assez nettement professionnalisée, en mettant l’accent sur la qualité.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier