Une chambre au service de l’agriculture

Jacques Lemaitre Président Christophe Sablé Secrétaire Général

Lors de la cérémonie de remise des vœux au personnel de la chambre d’agriculture, le 7 janvier dernier, le président Jacques Lemaitre a évoqué les élections prochaines pour la gestion de l’organisme consulaire, et a affiché sa volonté de poursuivre le travail innovant engagé il y a 6 ans.
Lors de la cérémonie de remise des vœux au personnel de la chambre d’agriculture, le 7 janvier dernier, le président Jacques Lemaitre a évoqué les élections prochaines pour la gestion de l’organisme consulaire, et a affiché sa volonté de poursuivre le travail innovant engagé il y a 6 ans.

Dans certains documents que vous avez pu recevoir, le fonctionnement et la gestion de la chambre d’agriculture sont fortement critiqués. En tant que président et secrétaire général, nous voulons apporter des précisions sur les différents points évoqués et préciser ce qui a guidé notre action depuis six ans.

La transparence des financements

Toutes les orientations prises par notre chambre d’agriculture, les actions conduites et les financements accordés ces six dernières années l’ont été en toute transparence ; présentés, débattus et votés en session, mises en œuvre par le bureau.
La convention entre la FNSEA 44 et la chambre d’agriculture, et le financement accordé, sont la contrepartie de la constitution du réseau de correspondants communaux territoire afin que la chambre puisse porter des avis circonstanciés sur les projets de permis de cons-truire et les documents d’urbanisme.
Depuis le début de la mandature, nous avons refusé la polémique. Mais nous voulons dire aujourd’hui que lorsque la Confédération paysanne était au pouvoir la transparence n’était surtout pas dans ses pratiques. C’est ainsi qu’un soutien de 48 000 € était apporté à la Confédération paysanne par la chambre d’agriculture chaque année. Ce soutien est finalisé dans un document signé en 2003 par Michel Loquet et Patrick Baron. Jamais ces éléments n’ont été présentés en session, ni mis au vote.

Un fonctionnement démocratique et respectueux des minorités

Trois sessions se sont tenues chaque année et quatre certaines années. Un bureau qui se réunit tous les quinze jours, des commissions et des comités de pilotage. Le fonctionnement des commissions et comité de pilotage a évolué au cours de la mandature. Les préoccupations et les lieux de décisions ont changé depuis six ans et ont conduit pour certains dossiers à porter le débat en région. Mais la dynamique des commissions et comité de pilotage repose aussi sur l’engagement des membres. Il est intéressant de regarder les participations des membres et en particulier ceux des opposants au cours de la mandature.
La démocratie, c’est aussi respecter le résultat des urnes et le fait majoritaire. Quelle a été notre surprise de voir la Confédération paysanne créer une structure de développement (CAP 44) en 2007 ; directement concurrente des services de la chambre dans l’accompagnement de l’installation et les diagnostics de territoires.

Les partenariats renforcés

Notre équipe a travaillé depuis 6 ans à faire de la chambre d’agriculture un outil au service de tous les agriculteurs et de tous les types d’agriculture. Les travaux ont été conduits en valorisant les complémentarités de compétence entre les organisations agricoles économiques et de service du département. Faire reconnaître les compétences de la chambre d’agriculture en respectant les compétences des partenaires a guidé nos démarches. C’est ainsi que nous avons poursuivi et con-forté les conventions existantes en 2007 avec le Contrôle de Performances, les Cuma, le CDDM, la CDV, le GDPF,… Nous avons aussi conclu de nouvelles conventions avec le CER, le Crédit Agricole, la Safer ; avec 15 Communautés de Communes sur 22 ; Terrena ; la Coop d’Herbauges et les Établissements d’enseignement.

L’équilibre financier de la chambre d’agriculture

Notre action a été de tenir l’équilibre financier de la chambre d’agriculture en limitant le recours à l’impôt foncier. C’est ainsi que sur la durée du mandat l’augmentation moyenne de l’impôt foncier est de 0,8 % par an. Pour autant nous avons dû faire face à une réduction importante des financements publics sur la durée du mandat de l’ordre de 2 millions d’euros. Ces diminutions ont été compensées par une augmentation des activités de formation et des prestations vers les collectivités. Les charges ont aussi été fortement maîtrisées tant dans les coûts de fonctionnement que les charges de personnel avec une diminution des effectifs de 22 agents sur la durée du mandat et la mutualisation régionale.
Ces adaptations ont été con-duites dans le cadre de la gestion naturelle des départs en retraite. Dans cette même période, nous avons renforcé les postes opérationnels présents sur le terrain tant auprès des agriculteurs que des collectivités et réduit les postes administratifs au sein de la chambre.
L’autonomie des agriculteurs
Notre obsession est de donner les moyens à chaque agricultrice et chaque agriculteur de décider par lui-même dans la gestion de son entreprise. Dans les champs de compétence de la chambre, nous recherchons alors en permanence à développer les conditions et les outils utiles. Cela s’est traduit par le renforcement des actions de formation (+ 25 % par an sur 6 ans) et d’accompagnement à l’installation, la mise en place du PDE en collectif, l’animation des 50 groupes de développement, l’accompagnement stratégique, les travaux sur l’analyse des coûts de production, l’investissement sur l’agronomie, le déploiement de l’outil Mes parcelles avec près de 500 abonnés aujourd’hui, la mise en place d’un programme régional pour pérenniser l’élevage et gagner en autonomie protéinique.
La création de valeur
Nous savons que notre agriculture départementale repose très majoritairement sur une production conventionnelle et en filière longue. C’est cette orientation qui permet de maintenir une agriculture nombreuse, créatrice de richesse et d’emploi sur nos territoires et dans l’agro-alimentaire. Nous accompagnons cette agriculture au quotidien pour répondre à ces nécessaires évolutions et s’adapter à son environnement économique et réglementaire. Mais nous avons aussi des opportunités à saisir dans notre département pour répondre aux opportunités d’autres marchés, qu’ils soient bio ou en filière courte. C’est dans cette perspective que nous avons accompagné la mise en place de la marque Parc de Brière et que nous sommes mobilisés pour l’approvisionnement de la restauration collective. Nous avons saisi les opportunités depuis 2007 et avons investi en renforçant notre équipe sur ces actions. D’autres opportunités s’ouvrent aussi à nous. Nous les investissons et accompagnons les groupes d’agriculteurs mobilisés sur ces projets. Nous citerons ici les projets en cours : Quali fourrage, avec un projet de déshydratation, Derval Agri’méthane, avec un projet d’usine de méthanisation à la ferme de Derval, le projet d’irrigation collective à Anetz.

L’animation de nos territoires

Sur notre territoire contraint de Loire-Atlantique, avec une population importante et en croissance, les enjeux de territoire et les conflits d’usage sont importants. Pour porter ces réflexions et construire des positions pertinentes sur cha-que dossier nous avons rapidement constaté la nécessité pour la chambre de s’appuyer sur des relais locaux. C’est dans cette perspective que nous avons mis en place un réseau de correspondants communaux, puis créé des groupes territoire ouvert à l’ensemble des organisations syndicales et professionnelles dans chaque communauté de communes (lieux de décisions). Les travaux de ces groupes territoire appuyés par une équipe de techniciens chambre renforcée nous permettent de porter des avis argumentés sur les projets en tenant compte plus fortement des préoccupations des agriculteurs locaux. Cette organisation nous a aussi permis de développer des actions en partenariat avec de très nombreuses communautés. Nous savons que cette action est perfectible, nous entendons la renforcer.
La solidarité
La chambre d’agriculture, élus et collaborateurs, s’est mise au service de tous les agriculteurs quelles que soient leurs productions ou tendances pour gérer les évènements extérieurs qui ont pu ou peuvent impacter l’agriculture départementale et les exploitations agricoles ; que ce soit la dioxine sur Guémené-Penfao, la pollution de l’estuaire de la Loire par Total, la tempête Xynthia, les différentes opérations paille, l’accompagnement des agriculteurs concernés par le développement urbain ou économique, les zones de captage, accompagnement de la viticulture avec le Sdaoc…
Les périodes d’élections chambre d’agriculture sont propices à des affirmations mensongères qui peuvent se-mer le doute. Nous sommes mobilisés pour poursuivre l’action engagée depuis 6 ans et accompagner l’ensemble des agricultrices et agriculteurs du département quelles que soient leurs productions et méthodes de productions, tout cela dans la transparence et l’objectivité. Notre ambition est de poursuivre notre investissement pour faire de la chambre d’agriculture un outil performant à l’écoute et au service de tous les agriculteurs et de toutes les agricultures.
Nous sommes et serons fiers de vous représenter pour maintenir une agriculture de production avec des femmes et des hommes fiers de leur métier.

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