Union des industries de la protection des plantes : On ne s'empoisonne pas en mangeant »

On ne s'empoisonne pas en mangeant », affirme l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP), en réponse à plusieurs documentaires et ouvrages sur le sujet.

L'UIPP, qui représente les industriels des pesticides, a décidé de «répondre aux attaques» suite à la diffusion de documentaires et à la publication de livres consacrés aux dangers que peut présenter l'agriculture industrielle pour la santé des agriculteurs et des consommateurs.

«De manière systématique, l'agriculture est remise en cause» et l'on ne fait que «dévaloriser des produits qui n'ont jamais été aussi sains et aussi abordables», a affirmé, au cours d'une conférence de presse, le directeur général de l'UIPP Jean-Charles Bocquet.

Il a défendu «l'amélioration constante du profil écotoxicologique des produits », mettant en avant la réduction des doses utilisées, l'évolution de la réglementation avec « renforcement des exigences », et le changement des pratiques.

Tout en reconnaissant qu'il n'y a « pas de produit anodin », il a cité les agences sanitaires française ou européenne pour assurer qu'il n'y avait « pas de risque » pour la santé des consommateurs s'ils consommaient les 400g de fruits et légumes recommandés chaque jour.

L'industrie de la protection des plantes réfute l'«effet cocktail»

De même, il a réfuté l'« effet cocktail », c'est-à-dire la toxicité par la consommation de produit différents au fil de la journée. Que dire de la santé des agriculteurs, en prise directe sur les pesticides ? « Leur espérance de vie est supérieure à celle de la population générale », a-t-il souligné.

Admettant que certains cancers (prostate, tumeurs cérébrales...) et des maladies neurotoxiques comme la maladie de Parkinson étaient « plus fréquents » chez eux, il a fait valoir qu'il fallait « poursuivre les études » sur les origines de ces cancers. « Correctement utilisés, (les pesticides) ne présentent pas de risques pour la santé », a-t-il estimé.

Enfin, il a défendu les appellations « produits phytosanitaires », voire « phytopharmaceutiques », qu'il a appelés aussi « médicaments à usage végétal », en affirmant qu'ils servaient à « la protection des agressions contre les plantes et les maladies ». « Malheureusement, il est impossible de faire pousser les plantes toutes seules », a-t-il affirmé.

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Commentaires 2

nono175

je suis agriculteur et je n'utilise pas les pesticides par plaisir, le bio c'est peut etre bien mais si toute l'agriculture francaise devait passer au bio il faudrait 50 a 60% de la population dans les champs et consacrer 70 a 80% de son salaire a l'alimentation alors monsieur damien pensez a ce qu'apportent les produits phyto a votre vie quotidienne.

damien36

« médicaments à usage végétal »? A ce que je sache, on n'utilise des médocs que quand on est malade!! Pourquoi les utiliser en préventif? les humains n'utilise des médocs tout le temps, alors pourquoi arroser toutes les cultures avec tous ces "médicaments"?
Dans les médocs pour humains, il y a bien des effets cocktails, alors pourquoi pas pour les végétaux?
"Il a défendu «l'amélioration constante du profil écotoxicologique des produits »", donc il y a bien des effets toxiques!!!

Sauf que ce lobby est tellement puissant de par ses finances que ce n'est pas pour tout de suite qu'on pourra tout changer...
Vive la bio!!!

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