Vendée : Auzance : nous voulons être associés à l'examen des autres scénarios

Interview de Christian Aimé, président de la chambre d'agriculture

Le conseil général vient d'annoncer qu'il allait cette fois trancher avant l'été le devenir du projet de barrage sur l'Auzance. Qu'en pensez-vous ?

Nous suivons avec attention les déclarations faites ici et là sur l'accroissement des ressources en « eau utile » pour notre département. Le dossier de l'eau potable est bien sûr au coeur de ces discussions et la volonté de décider avant l'été des suites à donner au projet de barrage sur l'Auzance nous paraît être un bon choix. Il est bien temps. Je vous rappelle que ce projet remonte maintenant à plus de quinze ans et que depuis ce temps là les agriculteurs concernés par l'emprise sont en exploitation précaire donc dans l'impossibilité d'entreprendre des projets. C'est un bon choix donc à condition que l'enquête publique d'une solution alternative soit lancée avant cette annonce.

Pourquoi êtes-vous si pressant sur le conseil général à ce sujet ?

L'agriculture est très concernée par ce projet de barrage, qu'il s'agisse de l'emprise foncière et plus encore des pratiques agricoles sur le futur bassin versant. Nous faisons confiance à l'expertise menée actuellement visant à déterminer le bien fondé de ce projet pour répondre au besoin identifié. Mais nous souhaitons être associés dès maintenant à l'examen des différents autres scénarios en cours d'étude. Car comme vous le savez les exploitations agricoles, qu'il s'agisse d'un barrage ou d'une canalisation raccordée à la Loire, seront impactées par ces choix et auront besoin d'être accompagnées. FAC FAC 2 Dans ce cadre, nous voulons pouvoir exercer notre mission consulaire pour favoriser la réussite de ces projets. FIN FAC FAC Plus les choses seront concertées en amont avec les acteurs, plus nous serons efficaces pour exercer localement notre rôle de facilitateur.

Que pensez vous de la conduite du niveau des barrages qui sont maintenus si tard au printemps en dessous de leur niveau maximal ?

Concernant la gestion de l'eau potable au fil de l'année, nous souhaiterions que le remplissage des barrages soit achevé au plus tard fin mars. En effet, les prélèvements qui ont lieu après cette date sont mal compris, surtout en période de vigilance contre la sécheresse. C'est à ce sujet aussi une demande qu'avec La Fdsea et les JA je viens de formuler à Bruno Retailleau et à Vendée Eau.

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