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La Vendée Agricole

30/01/08
Vendée - Actualités générales

Vendée : Eau, bassin de la Bultière : un pari à gagner

La qualité de l'eau dans le bassin versant du barrage la Bultière vient de réunir agriculteurs et industriels à trois reprises cette semaine dans l'objectif, avec la chambre d'agriculture, de l'améliorer. La partie n'est pas gagnée.

Faut-il sacrifier les rendements pour améliorer la qualité de l'eau ? Les compensations financières à une perte de productivité seront-elles suffisantes ? Les exploitants agricoles du bassin versant de la Bultière n'ont guère le choix. Une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de leurs têtes : le « pré-contentieux » européen. L'Etat pourrait être condamné et les mesures à mettre en place dans ce cas pourraient être encore plus drastiques que celles envisagées.
Les débats sont menés par Stéphane Hanquez, conseiller de la chambre d'agriculture et animateur d'Eau Vendée environnement (EVE) : Questions et réflexions pertinentes fusent « Oui, il faut s'y mettre à ce type d'agriculture… On doit raisonner en respectant l'environnement, il faut que l'on s'engage sur du long terme ». Eric Coutand, président des JA, Hervé Piveteau, président de la commission environnement de la FDSEA et Maxence Jamin interviennent pour expliquer les mesures à prendre dans les exploitations. « C'est bien beau de ne plus utiliser d'azote ou de produits phytos mais il faut que les aides soient importantes, sinon ce sont de trop gros risques sur les rendements et une perte de productivité assurée », entend-on également au fond de la salle.

Une situation contestée

En 1994, la retenue de la Bultière a été réalisée sur la Grande Maine, affluent de la Sèvre nantaise, dans la commune de Chavagnes-en-Paillers avec un bassin versant située dans un secteur de fortes activités d'élevage et d'industrie.
Depuis plusieurs années déjà son eau révèle un dépassement de la norme nitrates (50 mg/l) On y trouve trop de pesticides et elle produit de l'eutrophisation (algues vertes). Début 2007, ces dépassements répétés provoquent le classement du barrage « pré-contentieux » européen. Pour parer au plus pressé le syndicat d'eau va recourir à la pose d'une canalisation « eau traitée de la Loire » entre le château d'eau de la Bruffière et l'usine de la Bultière à Chavagnes-en-Paillers. « Cette canalisation aura deux fonctions, explique Hervé Piveteau, « diluer l'eau de la Loire avec celle de la Bultière pour abaisser les taux, et répondre à l'augmentation de la consommation d'eau potable. La canalisation aura une capacité de 15 000m3 ». Les travaux s'effectueront pendant l'été.

Par ailleurs la chambre d'agriculture de la Vendée propose un programme d'actions complémentaire au programme EVE, amorcé depuis quatre ans: traitement des effluents et leur exportation, mise aux normes, bandes enherbées, non labour, analyse des reliquats sortie d'hiver et ajustage de la fertilisation. Des diagnostics chez les exploitants vont être réalisés de mi-février à fin mars 2008 avec pour objectif de trouver des solutions collectives.

Les mesures agri-environnementales

Les agriculteurs concernés ont la possibilité de recevoir des aides financières à la condition de s'engager sur 5 ans dans des mesures agri-environnementales : gestion extensive des prairies avec limitation de la fertilisation, réduction progressive des traitements phyto, implantation de cultures intermédiaires… « Et si on part à la retraite dans 2 ans, est-ce que ça vaut le coup ? Devra-t-on rembourser les aides reçues ou bien notre repreneur pourra-t-il poursuivre le contrat ? ». Les exploitants ont conscience de la nécessité d'améliorer la qualité de l'eau mais, font-ils savoir « on ne s'y lancera qu'avec des garanties ». La date d'effet du 15 mai ne leur laissera cependant guère de temps pour étudier la question.

Bassin de la Bultière : 236 exploitants

• 1 usine qui produit 5 millions de m3 d'eau potable par an
• 11 communes (concernées toute ou en partie)
• 18 000 habitants en 2004
• 1 cours d'eau principal : La Grande Maine
• Le pôle industriel est concentré sur la commune des Herbiers
• 236 exploitations agricoles
• 15 400 ha dont 10 975 ha de surface agricole utile

Les MAE 2008

Quatre MAE sont disponibles en 2008 et mises en oeuvre par l'ADASEA (Association départementale pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles)

Limite de fertilisation sur prairies

1 et 2 : -gestion extensive des prairies avec limite de fertilisation à 90 uN (99,86€/ha/an) ; et à 50 uN (163,06€/ha/an) ; Reconversion de terres arables en prairies (bandes enherbées ou parcelles entières
3 : -fertilisation totale maîtrisable limitée à 90 UP-160 UK avec limitation à 90 uN (257,86€/ha/an)
4 : -fertilisation limitée à 90 UP-160 UK avec limitation à 50 uN (321,06€/ha/an)
5 :-fertilisation interdite, respect de la zone non traitée (ZNT) (369€/ha/an)

Les mesures cultures

1 :-limitation de la fertilisation sur cultures (137,06€/ha/an)
2 :-réduction progressive des traitements herbicides (82,58€/ha/an)
3 :- Fertilisation limitée et réduction des herbicides (219,64€/ha/an)
4, 5, 6 :- combinaison des mesures précédentes et implantation de cultures intermédiaires ; implantation de CIPAN = +14,40€/ha engagé/an

Système fourrager économe

Mesure applicable sur l'ensemble de l'exploitation (130€/ha/an) et agissant sur l'assolement l'alimentation, la fertilisation et la protection des cultures.

Source : vendée agricole

vendée agricole
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