Vendée : Export JB : « Nous avons en effet besoin de regrouper des forces »

L'annonce, la semaine dernière du retrait de Coop de France du projet - en l'état - d'un GIE qui faciliterait l'exportation de viande bovine a suscité de vives réactions chez les éleveurs. L'avis de Jérôme Calleau.

A quand le regroupement de l'offre ?

Le regroupement de l'offre n'est pas une fin en soi. Il faut une taille minimum pour établir un rapport de force, qu'il s'agisse d'ailleurs d'acheter ou bien de vendre. Mais jusqu'où cette notion de « massification » apporte-t-elle un plus ? Toujours difficile de répondre à cette question. Le marché, qui n'est d'ailleurs plus franco-français, s'imposera toujours et je ne suis pas vraiment convaincu que si Bigard par exemple n'avait plus qu'un seul interlocuteur pour approvisionner ses abattoirs, les prix moyen des bovins se situerait à un meilleur niveau. Car dans une chaîne, chacun a besoin de l'autre.
Par contre, se rendre incontournable en proposant une offre plus régulière et de qualité, répondant parfaitement aux attentes du client, constitue le meilleur levier de négociation. Aller plus loin dans le regroupement de l'offre peut permettre d'améliorer le service rendu au client avec une meilleure adéquation de notre offre à sa demande, alors ça fait du sens. Et ça peut faire d'autant plus de sens s'il peut y avoir en plus, des économies logistiques à la clé.

N'êtes-vous pas en contradiction avec la position adoptée contre un GIE d'exportation pour le JB ?

Non, il n'y a pas de contradiction du tout. Concernant l'export, nous ne sommes pas en Europe les plus rapides pour saisir les opportunités et nous avons en effet besoin de regrouper des forces pour assurer une veille plus efficace, une meilleure réactivité des services de l'Etat (douanes, services vétérinaires…) et une meilleure concertation entre les acteurs économiques autour d'un marché identifié. Il n'y a aucune objection pour mettre en oeuvre une organisation dont ce serait la vocation.
Par contre, la commercialisation proprement dite, doit rester du ressort des acteurs économiques en place. C'est en cela qu'il n'y a pas de convergence de vue complète sur le contour des prérogatives d'un tel GIE. Mais en aucun cas, il n'a été question de refuser la constitution d'une telle structure.

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