Vendée : Fruits : Deux projets respectueux de l'environnement

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Les arboriculteurs ont présenté à Jean-Pierre Hocq, conseiller général de Mareuil, leurs projets de verger d'application et de mise en place de filets contre la grêle et les carpocapses.

Malgré une crise qui a frappé tous les fruits d'été, les arboriculteurs vendéens ne se démotivent pas. Les représentants du syndicat des producteurs de fruits ont rencontré la semaine dernière Jean-Pierre Hocq, conseiller général du canton de Mareuil, afin de lui présenter leurs projets pour 2010.
Première idée, un verger qui sera implanté au lycée agricole de Pétré à Luçon, et permettra aux producteurs de mettre en application des techniques alternatives aux produits phytosanitaires issues de la recherche expérimentale. Le conseiller général s'est montré enthousiaste vis-à-vis de cette idée en parfaite adéquation avec les attentes de la société. « La question des produits phytosanitaires est récurrente chez les consommateurs. Nous devons leur montrer qu'on a énormément évolué depuis 50 ans » explique ainsi Jacques Guillonneau, le président du syndicat.

Des filets doublement protecteurs

Un autre projet verra probablement le jour en 2010 : celui de la mise en place, dans plusieurs exploitations arboricoles vendéennes, de filets de protection contre la grêle et les carpocapses, ces papillons dont les vers font des ravages dans les pommiers. Grâce à ces filets, non seulement les pertes dues à la grêle sont quasiment ramenées à zéro, mais l'utilisation de produits phytosanitaires pour lutter contre les carpocapses est aussi considérablement réduite. Stéphane Gazeau, arboriculteur à Mareuil, témoigne : « Nous avons mis chez nous les premiers filets paragrêle il y a une douzaine d'années, et débuté il y a deux ans la technique contre les carpocapses nommée « alt'carpo », qui consiste à fermer les côtés et les bouts de champs par des filets à maille plus étroite. Ce système permet d'éviter 4 à 5 traitements phytosanitaires par an, et les résultats sont nettement mesurables ». « C'est une technique très récente. Nous aimerions que la Vendée devienne un précurseur de ce concept anti-ravageurs », renchérit son frère Jean-Charles.

Source vendee agricole

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