Vendée : L'épandage des composts des déchets ménagers sur les terres agricoles remis en question

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La chambre d'agriculture demande à Trivalis de suspendre l'épandage des composts issus des ordures ménagères dans l'attente de la mise en place des trois nouvelles usines de tri bio-mécanique.

Inexorablement le tonnage des déchets ménagers augmente tous les ans. En 2007, c'est 430 000 tonnes (1) qui ont été produits par les Vendéens et les touristes. Recyclés, enfouis, exportés, compostés (2) pour être épandus sur les terres agricoles, c'est le traitement qui est réservé aux déchets. Depuis des dizaines d'années, les agriculteurs ont accepté de recevoir sur leurs champs le compost des ordures ménagères. Si pour l'épandage des boues des stations d'épuration, la profession agricole n'émet pas de réserves, elle vient de définir ses exigences pour l'épandage des composts des déchets ménagers.

Face à l'augmentation des quantités de déchets recyclés et devant les nouvelles exigences en matière de qualité du compost, la chambre d'agriculture de Vendée a décidé de suspendre l'épandage de ces composts sur les terres agricoles. «Aujourd'hui, la matière incorporée au sol ne répond plus aux normes exigées », indique Luc Guyau, président de l'assemblée consulaire. «Le compost actuel n'est pas assez mature car les installations de tri ne sont pas suffisantes pour traiter les volumes recueillis. Le équipements sont obsolètes et n'assurent pas un tri assez sélectif : nous retrouvons encore des plastiques et un compost qui peut aussi contenir des teneurs en trace métalliques comme le cuivre, le plomb, et le mercure », souligne Christian Aimé, secrétaire général de la chambre d'agriculture.

La chambre pose donc ses exigences à Trivalis qu'elle vient d'alerter par courrier : «nous voulons un produit qui représente un intérêt agronomique pour les agriculteurs, et qui soit donc consommable par les plantes. Seul les futurs centres de tri mécanobiologique pourront remplir ces conditions. »
Dans ses préalables, la chambre demande également à Trivalis d'incorporer 20 % de matière végétale dans les composts issus des futurs usines de tri de Château-d'Olonne, de Corpe et de Saint-Christophe-du-Ligneron.
En attendant, leur mise en place, au mieux au premier trimestre 2010, Trivalis devra exporter ces déchets non épandus.
(1) L'augmentation globale des déchets s'établit à près de 6 % en 2007.
(2) 34 457 tonnes.

Source vendee agricole

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