Vendée : L'installation à deux, c'est mieux

En Vendée, sur 101 installations, 33 ont été accompagnées par le répertoire départ-installation (RDI) (1). Reportage au Poiré-sur-Vie au Gaec Montorgeuil.

Le premier a ses racines en Vendée, à quelques kilomètres du bourg du Poiré-sur-Vie. Son père et sa mère Auguste et Josiane Guillet lui ont laissé les clefs l'exploitation laitière à leur départ en retraite. Le second est originaire du Chôletais. Titulaire d'un Brevet de technicien agricole, il a roulé sa bosse 7 ans comme salarié dans des exploitations. Cela fait déjà sept ans que ces deux compères ont choisi de s'associer en Gaec et de tracer en commun leur route. Et s'ils regardent dans le rétroviseur, ce n'est que du bonheur.

Mardi, ils ont raconté leur histoire devant des étudiants, des responsables agricoles, des techniciens d'organismes agricoles, de coopératives, des centres de comptabilité et Bernard Perrin, conseiller général du canton du Poiré, invités par l'Adasea. La quarantaine de participants juchés sur des bottes de paille a pu découvrir le chemin parcouru depuis leurs inscriptions au fichier départ-installation (RDI) et l'exploitation de 100 ha, spécialisée en lait avec un soixantaine de vaches pour une référence de 490 000 litres.
«Quand des associés prennent leur retraite, et que l'on souhaite les remplacer, il faut bien anticiper la recherche d'un associé, en parler dans son voisinage » confie Fabrice. «L'inscription au RDI nous permet de rencontrer des candidats de tout horizons. Personnellement, je n'avais aucune exigence particulière car je pense qu'il faut être ouvert et accepter de se remettre en question, de faire des concessions » explique le jeune agriculteur. A ses yeux, ce qui est important, « c'est surtout de s'entendre sur un projet professionnel commun et qui soit compatible avec sa vie de famille » poursuit le jeune agriculteur.
Arrivé en 1998 en Vendée, Mickaël s'est inscrit en 2003 au RDI. «J'ai fait le choix de m'inscrire car je voulais disposer rapidement d'adresses et réaliser des visites. »

Pour lui aussi, l'essentiel était de trouver des points communs pour bâtir un projet professionnel en Gaec mais aussi que celui soit compatible avec la vie privée. Les deux jeunes lorsqu'ils se sont associés étaient tous les deux en couple avec chacun un enfant.
«Dès nos premières rencontres, on a discuté du travail le week-end. Après un stage de six mois, j'étais convaincu que c'était la bonne exploitation » confie Mickaël. Aujourd'hui encore les deux agriculteurs prennent le temps d'aller mener ou chercher leurs enfants au car le matin ou le soir. Tous les trois mois, ils se réunissent avec leurs épouses pour établir un planning de congés. «On trait un week-end sur deux, et on prend trois semaines. »
A deux, ils ont réussi à trouver le bon tempo pour pouvoir apprécier leur métier d'éleveur mais aussi se donner du temps pour leur famille.


(1) 72 % était en société

Source vendée agricole

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