Vendée : Le bio ne connaît pas la crise

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Face à une demande croissante, le bio est en plein essor. En Vendée, les nombreux agriculteurs qui se convertissent au bio ont le moral.

Le bio a le vent en poupe. La demande des consommateurs français s'est en effet nettement accrue ces derniers temps. Conséquence de cette croissance de la demande, les producteurs sont obligés d'importer pour fournir. Pour satisfaire la demande de produits bios, le nombre de conversions ne cesse quant à lui d'augmenter. « On constate un engouement du nombre de conversions en 2009, avec 1733 hectares en Vendée » explique ainsi Nicolas Morin de l'ADASEA. Cela porte l'agriculture biologique vendéenne à 2,5% du total des surfaces agricoles, soit 12 000 hectares que se partagent 200 producteurs environ. « L'année 2010 devrait également vivre un rythme de conversions soutenues » ajoute Nicolas Morin. Pour Marjorie Bichet, conseillère à la chambre d'agriculture, « Le bio a un fort potentiel, surtout en RHD* et GMS**, mais il faudra tout de même veiller à ne pas déséquilibrer les marchés ».

Des aides oui, mais surtout un prix

Face à cet engouement des consommateurs pour le bio, les membres de la commission agriculture biologique de la FDSEA, réunis la semaine dernière, sont donc confiants. Il faut dire qu'en cette période de crise, sur l'ensemble des productions agricoles, c'est la filière bio qui se porte le mieux. De plus, le secteur, qui bénéficie actuellement d'aides à la conversion, sera bien loti par le bilan de santé de la PAC, avec notamment une enveloppe de 50 millions d'euros au sein du premier pilier, destiné à l'aide au maintien de l'agriculture biologique. En revanche, le crédit d'impôt disparaîtra. Le calcul mérite donc d'être fait pour savoir s'il est finalement plus intéressant de toucher le crédit d'impôt, net, ou les aides, auxquelles ont doit imputer impôts et MSA. Mais le fait d'augmenter les aides ne va-t-il pas faire baisser les prix ? Pascal Gury, agriculteur bio à Sainte Radégonde, se veut rassurant : « c'est le marché qui joue sur les prix en bio ». Un bémol tout de même à ce tableau, l'approvisionnement en alimentation pour les troupeaux sera de moins en moins facile, et l'impératif d'une alimentation 100% bio en 2012 risque de poser des difficultés pour trouver des sources de protéines.

Manger bio à l'école

Les écoles commencent à jouer le jeu du bio. 25 collèges se sont déjà engagés dans la démarche d'intégrer 20% de repas bio. Mais le principe de départ a été modifié. « Il ne s'agit plus de faire un repas entièrement bio dans la semaine, mais d'intégrer certains aliments bios à chaque repas », explique Pascal Gury. En effet, d'après Brice Guyau, le président de la commission agriculture biologique à la FDSEA, « La RHD est demandeuse de produits bios, mais le maraîchage de type « familial » ne peut pas répondre à ce marché en terme de volume et d'approvisionnement. Il faut passer par des productions à plus grande échelle telle que les cultures et légumes de plein champ, et dont le prix est plus abordable ». Les écoliers ne mangeront donc pas tomates, concombres, et autres radis bio, mais plutôt betteraves, lentilles, carottes et pain bio.


*RHD : restauration hors domicile
**GMS : grandes et moyennes surfaces

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