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vendée : Rations sèches, plus de lait mais à quel prix ?

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La hausse du coût des matières premières remet en cause le choix de la «ration sèche ». Au Gaec La Praille à Bouillé Courdault le maïs a retrouvé sa place dans le menu des 94 vaches laitières. Mais l'aliment sec n'est toutefois pas écarté.

Le choix de la « ration sèche » ou « Mash (1)» appelée encore ration « concentrés » est souvent mis en avant pour gagner du temps de travail, mais également pour augmenter la production laitière, de l'ordre de 15 à 25 %. La formule pourrait donc séduire les éleveurs qui voient la nouvelle campagne arriver avec des rallonges de quotas. Mais avec l'augmentation du coût des matières premières, ce système est il encore économiquement rentable ? Le Gaec La Praille, adepte de la formule depuis 2005, vient de corriger le tir en passant d'une ration sèche à une ration semi-sèche.
La formule n'aura duré que deux campagnes, de 2005 à 2007. «La facture pour l'aliment complémentaire est passée de 180 €/tonne de concentré en mai à 210 € en juin, puis 260 € en janvier. Du 1er juin 2006 jusqu'au 31 mai 2007, le prix du concentré était de 110 €/pour 1000 litres », explique Christophe Macouin, un des associés du Gaec La Praille. Avec son collègue, Nicolas Prévost, ils exploitent184 ha dont 136 de cultures et 48 de prairies de marais à Bouillé-Courdault et Arcay et disposent d'une référence de 660 000 litres aujourd'hui greffée d'une rallonge de 132 000 litres.

Adieu maïs

«On avait fait ce choix d'une ration basée sur des concentrés et une part minime de fourrage en 2005 lors de la construction d'un nouveau bâtiment. On voulait un système simple et pratique où on puisse loger sous le même toit les vaches et les génisses et qui soit peu gourmand en temps dans la distribution de l'alimentation. On évitait l'investissement dans une mélangeuse et la gestion des silos.». Mais, c'est surtout la possibilité de récolter du foin sur les 48 ha de marais qui a poussé les éleveurs à basculer dans ce système. Pendant deux campagnes les éleveurs ont donc opté pour le recours à un concentré se présentant sous forme de cubes distribué deux fois par jour après la traite avec un télescopique à raison de 15 kg par vache. Le foin étant distribué une fois par jour avec la distributrice pailleuse à raison de 10 kg par vache. Le concentré qu'ils utilisent, «Verdi Mash » est composé d'un mélange de matières premières : blé, betterave, maïs, soja, tourteau de soja et de colza et des vitamines et des oligo-éléments. Satisfaits, les éleveurs relèvent un meilleur état sanitaire du troupeau. Par contre, si le TP s'est maintenu (36) le TB a chuté. «On est descendu jusqu'à 33. » Quant à la moyenne du troupeau, elle s'est maintenue : le niveau était déjà élevé : 9000 kg/vache.

Flambée des cours des matières premières

La flambée du cours du blé et du maïs a eu raison du recours à la ration sèche. «En plus, avec la rallonge de quotas, nous n'avions pas assez de foin pour les 94 vaches en production. » En septembre 2007, ces producteurs de lait décident de réintroduire du maïs ensilage dans la ration. «La ration est désormais composée de 8 à 9 kg de concentrés «Verdi Mash », de 35 kg de maïs ensilage et de 1 à 5 kg de foin ». Ce nouveau menu a été progressivement introduit. «On ne passe pas de zéro kilos de maïs à 35 kg en quelques jours. J'ai progressivement augmenté la part du maïs sur quinze jours et j'ai apporté du bicarbonate pour une meilleure assimilation de la ration», indique Christophe. Les associés ne jugent pas nécessaire de diminuer le pourcentage de l'aliment complet. «Si je descend à 4 kg, je serai obligé d'ajouter un correcteur azoté, du soja et qui sera à mon sens plus cher. Et de toute façon, on n'a pas assez de maïs ensilage.»

Source vendee agricole

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