Ville du Pont dans le Haut Doubs : Florent Dornier, jeune éleveur de montbéliardes met de l'ambiance

Annie Dennequin

Ville du Pont dans le Haut Doubs : Florent Dornier, jeune éleveur de montbéliardes met de l'ambiance

Avec son orchestre, Florent Dornier, jeune éleveur de montbéliardes à Ville du Pont dans le Haut Doubs, met de l'ambiance!

«J'ai toujours voulu être agriculteur», annonce d'emblée Florent Dornier, un jeune homme de vingt-six ans à l'allure juvénile, mais au caractère bien trempé. Aussi en 2003, lorsque qu'une exploitation située à quelques kilomètres de l'exploitation familiale -que son frère a reprise- se présente, il n'hésite pas et décide de s'installer seul. Florent avait tout juste vingt ans à l'époque, et les mises en garde n'ont pas manqué...

Cette exploitation laitière située à près de 1 100 mètres d'altitude constituée de 30 vaches laitières montbéliardes et 60 génisses, produit 185000 litres de lait livrés à la coopérative pour la fabrication de comté et de mont-d'or. «Ici, nous sommes en zone AOC fromagère, ajoute le jeune éleveur et mon lait est mieux valorisé.»

L'entraide familiale

Florent reconnaît que la proximité de la ferme de son frère à sept kilomètres facilite l'entraide: bon nombre de travaux, comme la fenaison, ou l'épandage, par exemple, sont exécutés en commun. «Les deux fermes sont liées, nous nous entraidons beaucoup, affirme Florent. J'ai un oncle en retraite qui vient également m'aider. Et puis depuis janvier dernier, mon père est aide familial sur l'exploitation.» Grâce à cette entraide familiale, Florent peut non seulement faire tourner son exploitation, consacrer du temps à son engagement chez les JA, puisqu'il est SG de son canton, mais aussi assouvir sa deuxième passion, la musique. Car tous les weeks-ends ou presque, il joue dans un orchestre.

La musique depuis toujours

«Mon grand-père jouait de l'accordéon “de routine” (ndlr : sans avoir appris), déclare le jeune agriculteur. J'ai été attiré très jeune par la musique, j'ai commencé à jouer de l'accordéon et à apprendre le solfège à l'âge de six ans. Jusqu'à 18 ans,j'ai suivi des cours de musique. A quinze ans, j'ai commencé à me produire et à me présenter à des concours, départemental et national. Les deux premiers du concours départemental de chaque catégorie participaient au concours national à Paris où des morceaux classiques nous étaient imposés. Cet exercice m'a permis de me perfectionner, même si ce n'est pas le type de musique que je préfère. J'aime jouer de l'accordéon pour créer de l'ambiance, que les gens s'amusent et dansent sur ma musique, insiste Florent, je ne pourrais pas jouer en représentation sur une scène uniquement.» Dans son orchestre, ils sont quatre désormais : Jean-Philippe, joue du piano numérique. «Je l'ai connu en 2000 au cours d'une fête chez son père. La première chanteuse, c'était la fille de ma prof' de musique, elle est rentrée dans l'orchestre en 2002, elle a été remplacé en 2007. Il nous manquait encore une batterie : en 2003, Lionel le batteur rencontré au cours d'un stage chez un affineur, a rejoint l'orchestre.»

«Nous nous produisons au moins une quarantaine de fois dans l'année, le samedi soir le plus souvent à l'occasion de mariages de soupers dansants, de fêtes, plus nombreuses en été.» Le répertoire de l'orchestre La frénésie du musette est très varié. En début de soirée jusqu'à minuit, il joue du musette, après il passe aux variétés françaises au sens large, de Téléphone à Florent Pagny, Goldman…, et en dernière partie quand il ne reste que les jeunes, il change de registre, c'est plutôt U2, Noir Désir…

Si Florent joue de l'accordéon depuis toujours, il peut indifféremment passer à la guitare qu'il a découvert il y a cinq ans et trouve complémentaire dans l'orchestre. Mais il peut aussi chanter : «On fait des yodles». Les projets de Florent sont légion. Il voudrait étoffer le groupe, pourquoi pas par une deuxième guitare ; et puis aussi enregistrer un deuxième CD car le premier ne comportait que des reprises. «J'aimerais composer les morceaux et en même temps faire passer des messages. Ça me tient à coeur de communiquer sur le métier d'agriculteur, alors pourquoi pas par la musique ?» Des projets le jeune éleveur en a bien d'autres, mais dit-il justement : «Attention, si on veut trop faire, on ne plus tout gérer !»

 

Source Ja Mag

Publié par Annie Dennequin

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier