Vin : De moins en moins de consommateurs réguliers

Claudine Galbrun

En 2010, on ne compte plus que 17 % de Français à boire régulièrement du vin soit tous les jours ou presque tous les jours. Ce qui représente environ 10 millions d'individus, selon Caroline Blot, de FranceAgriMer. Ils étaient 51 % en 1980.

En vingt ans, le nombre de non consommateurs a doublé, représentant 38 % de la population. Entre 2006 et 2008, la consommation de vin en litres/an/habitant a même baissé de 5,1%.

Et cette tendance devrait se poursuivre selon les projections démographiques effectuées à l'horizon 2015 : la part de consommateurs réguliers dégringolant à 13%. Quel que soit le sexe des 4004 personnes de plus de 15 ans interrogées au cours de cette étude, aucune différence n'a été constatée : si 69 % des hommes affirmaient boire du vin régulièrement en 1980, ils ne sont plus que 26 % en 2010 ; quant aux femmes, 37 % se déclaraient consommatrices régulières de vin en 1980, elles ne sont plus que 11 % en 2010.

72 % des consommateurs de vin sont des occasionnels

En revanche, la part des consommateurs occasionnels augmente : 45 % en 2010 contre 30 % en 1980. Si l'on ne prend en compte que les seuls consommateurs de vin, l'étude montre clairement que la consommation occasionnelle a pris le pas sur la consommation régulière puisque 72 % des consommateurs de vin sont des occasionnels en 2010 contre 37 % en 1980.

“ On est passé d'un produit vin qui avait un statut populaire à un statut vin pour des occasions particulières, festives, mais moins pour tous les jours ”, indique Caroline Blot.

Ainsi 64 % des sondés affirment ne pas consommer de vin à table pour les repas ordinaires. Mais s'ils reçoivent des invités, 63 % en consommeront quasi toujours. En revanche, 55 % des Français estiment que le vin est bon pour la santé (mais ils étaient 60 % en 2005) et ils sont plus de 80% à penser qu'une consommation modérée de vin peut prévenir de certaines maladies.

Source Réussir Vigne Septembre 2010

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier