Viticulture : Beaujolais, beaujolais-villages, beaujolais nouveau et les autres...

Hérésie pour les puristes selon lesquels « un beaujolais doit faire ses Pâques » avant d'être bu, le beaujolais nouveau contribue cependant à faire connaître les autres vins de la région, à cheval sur les départements du Rhône et de la Saône-et-Loire.

Le vignoble du Beaujolais, qui compte environ 3.000 exploitations, se compose des appellations beaujolais et beaujolais-villages, vendus pour leur majorité en vins primeurs, et de dix crus (brouilly, chénas, chiroubles, côtes-de-brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin à vent, régnié et saint-amour). Autant de terroirs qui se distinguent par la nature de leur terrain, donnant sa spécificité à chacun d'entre eux, malgré un cépage unique, le gamay. Ces dix crus ne peuvent en aucun cas servir à faire du beaujolais nouveau.

En volume, la récolte 2009 devrait tourner autour de 800.000/850.000 hectolitres, selon Interbeaujolais, regroupement de producteurs et négociants. L'appellation d'origine contrôle (AOC) beaujolais correspond à la moitié de la production globale de la région, et plus de la moitié est vendue en primeur (beaujolais nouveau).

L'arrivée du beaujolais nouveau est une tradition fêtée depuis les années 60 dans de nombreux pays. Chaque année, le troisième jeudi de novembre marque le début de la vente des premiers vins beaujolais. A précisément minuit dans la nuit de mercredi à jeudi, la commercialisation peut commencer. Pour cause de décalage horaire, les Japonais sont les premiers à déguster la nouvelle récolte. Déjà région vinicole dans l'Antiquité, le Beaujolais a adopté le gamay au XIVème siècle. Pour le beaujolais blanc (environ 5% de la production), le cépage utilisé est le chardonnay.

Source AFP

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