Viticulture : Un « filet de sécurité » pour stabiliser les prix à Bordeaux

Filet de sécurité » pour beaucoup de « petits » viticulteurs bordelais, Mercure, une structure intermédiaire qui verra le jour lundi, servira d'« outil de stabilisation » des prix des appellations les moins prestigieuses.

Mercure, du nom du Dieu romain du commerce, une société par actions simplifiée (SAS) « fonctionnera comme un négociant en achetant et en vendant à d'autres négociants », a expliqué Bernard Farges, président du syndicat viticole des AOC bordeaux et bordeaux supérieur.

« Pensée, bâtie et issue » du syndicat interprofessionnel, la société de négoce, dont le capital sera constitué de viticulteurs, coopératives, de courtiers et de maisons de négoce, « vise à regrouper l'offre des vins en vrac » pour « revenir à un équilibre entre offre et demande qui rende le marché plus sain », a-t-il dit.

Le prix auquel Mercure achètera sera de 800 euros le tonneau de 900 litres, « un prix insuffisant sans doute mais cohérent pour limiter la spéculation à la baisse », a souligné M. Farges. « On préfère remonter la pente sur un escalier que sur une planche savonnée qui nous ramène systématiquement en bas dès lors qu'il y a spéculation à la baisse », ajoute-t-il.

« C'est un filet de sécurité au-dessus duquel on doit être », souligne aussi Magali Vérité, présidente des Jeunes agricoles de Gironde, estimant qu'elle permettra d'éviter qu'un viticulteur en grande difficulté ne cède sa production à un prix trop bas. « C'est un bel espoir », se félicite aussi Franck Ballester, directeur de la FDSEA, mais si « les négociants ne veulent pas jouer le jeu, ce sera un projet avorté dans l'oeuf ». A ce stade, les grandes maisons de négoce, qui y trouveront un intérêt, selon M. Farges, n'ont pas souhaité entrer au capital.

Source AFP

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