Volatilité des prix agricoles : Négociations très difficiles au G20

Les négociations entre les membres du G20 pour aboutir à un accord sur la volatilité des prix sont « très difficiles », a déclaré le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, en marge du G 120 qui réunissait des agriculteurs venus du monde entier.

« Ce sera difficile d'arracher un accord » entre les ministres de l'agriculture du G20 qui doivent se retrouver les 22 et 23 juin à Paris, a avoué Bruno Le Maire qui s'est exprimé devant ce forum organisé à l'initiative de la Fnsea et des Jeunes agriculteurs. Les négociations sont « très difficiles » car il y a de « profondes divergences » entre les pays, a-t-il reconnu devant la presse.

Les ministres se réunissent la semaine prochaine à Paris pour tenter de trouver une position commune sur une nouvelle gouvernance mondiale dans le secteur « stratégique » de l'agriculture. C'est la première fois que ce dossier est traité dans le cadre du G20.

Trois points sont particulièrement « sensibles », a expliqué le ministre.
Celui qui prévoit une plus grande transparence des stocks et de la production des produits agricoles de base comme le blé, le maïs ou encore le riz. Sur ce sujet la Chine et l'Inde ne sont pas favorables à livrer des informations, considérant que celles-ci mettent en jeu leur souveraineté nationale.

Autre point « compliqué », celui de la régulation des marchés financiers traitant des produits agricoles, un sujet que le Royaume Uni et l'Australie, par exemple, voient d'un mauvais oeil.

Enfin, l'engagement que devraient prendre les États à ne pas réduire leurs exportations pour ne pas déstabiliser le marché mondial. L'été dernier la Russie a déclaré un embargo total de ses exportations de blé suite à la sécheresse et aux incendies qui ont ravagé des régions entières, entraînant une envolée des prix sur les marchés mondiaux.

Le 23 juin « ce sera fumée blanche ou fumée noire, il n'y aura pas de demi-mesure », a-t-il encore assuré, précisant que Paris ne signera pas d'accord qui ne ferait mention de la régulation des marchés financiers.

« Il n'y aura pas de deuxième rendez vous », a affirmé le ministre, selon lequel, passée la date du 23 juin, « la question agricole sera close », les chefs d'État qui doivent se retrouver en novembre à Cannes pour le sommet du G20 « auront d'autres sujets à traiter ».

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