Volatilité des prix alimentaires: la FAO veut des marchés plus transparents

Volatilité des prix alimentaires: la FAO veut des marchés plus transparents
Jacques Diouf : "La volatilité des prix rend aussi bien les petits agriculteurs que les consommateurs pauvres encore plus vulnérables face à la pauvreté."

Le directeur-général de la FAO Jacques Diouf dénonce la volatilité des prix alimentaires, demandant notamment pour contrer ce phénomène "plus de transparence dans les marchés alimentaires mondiaux".

"Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim, soit un septième de la population mondiale", a déploré Jacques Diouf, lors d'une cérémonie au siège de l'Agence de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), basée à Rome, à l'occasion de la 31ème de la Journée mondiale de l'alimentation (JMA). "La volatilité des prix alimentaires remet en cause un droit de l'Homme fondamental, celui à la nourriture", a-t-il affirmé lors d'une cérémonie dans la salle plénière de l'organisation, en présence de ministres et représentants étrangers.

"L'impact des prix alimentaires frappe avec plus de force les plus pauvres, notamment ceux vivant dans les villes et les sans-terres", a-t-il expliqué.
"Il faut plus de transparence dans les marchés alimentaires mondiaux", a-t-il conclu. Dans son rapport annuel sur l'insécurité alimentaire publié le 10 octobre, la FAO a mis en garde contre les périls liés à des prix alimentaires élevés et volatils.

"La volatilité des prix rend aussi bien les petits agriculteurs que les consommateurs pauvres encore plus vulnérables face à la pauvreté. Comme la nourriture représente une part importante du revenu du petit agriculteur ou du budget du pauvre consommateur, d'importants changements de prix ont d'importantes conséquences", a relevé l'agence onusienne.

Selon la FAO, qui a préparé ce rapport avec les deux autres agences onusiennes spécialisées dans la lutte contre la faim et le développement agricole, le Fida et le PAM, "les prix élevés et volatils vont probablement se maintenir" dans le futur. Or, "d'importants changements de prix à court terme peuvent avoir des répercussions à long terme sur le développement", a expliqué la FAO en citant le risque d'une mauvaise alimentation des enfants qui peut réduire leurs capacités d'apprentissage et ralentir le développement économique futur du pays en question.

Source D'après AFP

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