Xavier Beulin : Dire aux Français qu'on peut consommer des légumes»

Le président de la Fnsea, Xavier Beulin, réclame une action symbolique du gouvernement pour soutenir la consommation de légumes en France.

« J'attends aujourd'hui un geste fort. Il faut que nos ministres s'expriment. Le ministre de l'Agriculture (Bruno Le Maire, ndlr) le fait mais peut-être que celui chargé de la Consommation (Frédéric Lefebvre, ndlr) devrait le faire pour dire simplement aux Français qu'on peut consommer des légumes », a expliqué M. Beulin sur RTL.

Le président du principal syndicat agricole propose une action symbolique de la part du gouvernement qui consisterait, par exemple, à se montrer devant les caméras pour consommer des légumes. «Ce serait de nature à faire un petit geste d'accompagnement », estime-t-il.

Bruno Le Maire déguste une tranche de concombre

Invité plus tard dans la matinée sur le plateau de la chaîne d'information LCI, Bruno Le Maire a répondu à cet appel en dégustant une tranche de concombre, après s'être assuré qu'il avait été convenablement lavé.

« On peut évidemment continuer à consommer des légumes en respectant les règles d'hygiène strictes qui sont de se laver les mains et de laver les légumes avant de les consommer », a déclaré M. Le Maire.

Le ministre a par ailleurs rappelé qu'il réclamait de la part de Bruxelles une indemnisation à 100% des producteurs de légumes et insisté sur le caractère communautaire de la réponse à la crise. « Je réclame une indemnisation à l'euro près des pertes de tous les producteurs de légumes en France », a-t-il déclaré.

« 150 millions d'euros (le montant de l'indemnisation annoncée par l'Union européenne, ndlr), c'est déjà un premier geste (...) mais il faut aller plus loin pour garantir l'indemnisation de tous les producteurs à l'euro près », a-t-il ajouté.

«C'est l'Europe qui doit payer»

Interrogé sur l'éventualité que l'État français participe à ces indemnisations, M. Le Maire a répondu par la négative. « C'est une crise communautaire, donc c'est l'Europe qui doit payer. Si ce sont les États qui paient, on va vers un dispositif totalement inéquitable », a-t-il indiqué.

Le ministre s'est enfin engagé à ce qu'une évaluation des pertes soit faite par ses services. « On ne va pas rembourser n'importe quoi à n'importe qui, mais la crise est grave, ça touche durement les producteurs, et ils ont besoin de cette indemnisation », a-t-il déclaré.

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