Zoom sur les pratiques culinaires des foyers franciliens

MB

Zoom sur les pratiques culinaires des foyers franciliens

Des chercheurs en sciences sociales de l’Inra, du centre Versailles-Grignon, ont mené une enquête sur les pratiques culinaires des foyers franciliens afin de comprendre leurs habitudes de consommation.

La prise en compte de l’investissement des ménages dans la cuisine est importante pour comprendre les consommations alimentaires. C’est ce qu’ont démontré des chercheurs en sciences sociales de l’Inra analysant les pratiques des ménages franciliens en matière de préparation de repas.  Les manières de préparer les repas sont diverses et liées aux propriétés sociales des ménages ainsi qu’à leurs conditions de vie. En effet, si l’intérêt pour l’art de cuisiner se manifeste de manière croissante dans les médias, on dispose encore de peu de connaissances sur les pratiques culinaires des ménages au quotidien. C’est pourquoi les chercheurs de l’Inra se sont intéressés au sujet et ont pour cela recueilli et exploité  des données concernant la préparation des repas du soir auprès de 818 ménages d’âge actif.

Age et localisation, facteurs clés de l’investissement en cuisine

De cette enquête ressort des résultats parlants. Plus de 60 % des franciliens chargés de la préparation des repas quotidiens disent apprécier cette activité et une majorité d’entre eux consacre plus d’une demi-heure chaque jour à préparer le dîner. On note également que les rythmes de travail ont une influence importante sur le temps de cuisine car les personnes qui rentrent chez elles après 18 heures cuisinent moins longtemps. L’âge et le niveau d’études est un facteur de plus jouant sur l’investissement en cuisine puisque les plus jeunes, qui représentent aussi les plus diplômés, passent moins de temps à préparer les repas quotidiens et se sentent moins compétents en cuisine. 

Alors que l’autoconsommation, la préparation de plats faits maison et le tri des emballages sont plus fréquents en grande couronne, où les foyers disposent généralement de logements et de cuisines plus vastes qu’à Paris intramuros, les enquêtés parisiens sont, en revanche, plus nombreux à fréquenter des commerces bio.

Trois types de cuisine

Trois façons de faire la cuisine au quotidien ont alors été distinguées par les chercheurs : en premier lieu la cuisine dite « vite faite » qui consiste à prendre peu de temps. Elle repose en principalement sur l’utilisation de produits transformés et nécessite peu de savoir-faire. Ce type de cuisine est d’avantage pratiqué par les ménages soumis aux contraintes de temps. La cuisine « élaborée » s’y oppose et regroupe les ménages les plus investis en cuisine. Enfin, la cuisine « nature » définit une façon différente de concevoir la cuisine, la qualité de l’alimentation passant plutôt par l’utilisation de produits labellisés que par l’investissement en temps.

Plusieurs façons de s’investir en cuisine s’offrent ainsi aux Franciliens passant par le choix des produits consommés comme par le temps consacré à la préparation des dîners quotidiens. Des résultats qui nous montrent l’intérêt de prendre en compte les pratiques de cuisine afin de comprendre les achats alimentaires.

Source Inra

Publié par MB

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