Ambition bio 2017 : Le gouvernement encourage l'agriculture biologique

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Ambition bio 2017 : Le gouvernement encourage l'agriculture biologique
Stéphane Le Foll et Etienne Gangneron. Photo : MB

Stéphane Le Foll a présenté ce matin le programme « Ambition bio 2017 » qui vise à encourager les agriculteurs à se convertir en bio et développer la consommation de produits provenant de l’agriculture biologique.

Le plan « Ambition bio 2017 » qui s’inscrit dans le projet agro-écologique pour la France « Agricultures : produisons autrement » a été élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Une réflexion initiée par l’Etat et les régions. Son objectif est de doubler les surfaces de bio d’ici fin 2017 et l’associer au développement de la consommation.

Si de 2007 à 2012, les surfaces en bio avaient déjà doublées, dépassant le million, ces derniers mois les demandes en conversion subissent un coup d'arrêt face au tassement des prix entre bio et conventionnel. Etienne Gangneron, président de l’Agence Bio, assure qu’il « faut relancer les conversions et organiser les filières pour dynamiser la consommation ». Mais la période de conversion est particulièrement difficile pour les agriculteurs qui sont soumis pendant trois ans aux contraintes de la production bio sans pouvoir vendre ses produits comme tels. C’est pourquoi le gouvernement prévoit de relever progressivement les aides à la conversion et au maintien des exploitations en bio afin d’encourager les agriculteurs à entrer dans cette démarche.

Six axes pour le développement de l’agriculture biologique en France

Le plan s’articule autour de six axes. En aval, l’objectif est de mieux structurer la filière car, comme le souligne le ministre de l’Agriculture, « il ne sert à rien de développer les surfaces si la filière ne tient pas ». Il est donc important de se donner les moyens de développer les outils de stockage, transformation et commercialisation des produits bio afin d’accompagner les filières dans un développement équilibré de la bio. Le ministère va alors porter à 4 millions par an (+1 million) sa participation au Fonds Avenir bio et la Banque publique d'investissement (BPI) s'est engagée, selon le ministre, à accorder des prêts, d’un montant encore inconnu.

L’Agence bio précise que malgré le contexte économique difficile, la consommation des produits bio par les Français a doublé au cours des 5 dernières années pour atteindre plus de 4 milliards d’euros en 2012. Toutefois, pour répondre à l’offre croissante de produits bio, le ministère de l’Agriculture, en partenariat avec l’Education nationale, va développer des actions de sensibilisation dans les écoles. Les enfants pouvant avoir un rôle important de prescripteurs auprès de leurs parents, influençant ainsi sur les actes d’achat. Concernant la restauration collective d’Etat, le ministère se fixe un objectif de 20% de produits bio utilisés dans la préparation des repas.

Le renforcement des programmes de recherche et développement pour et par l’agriculture biologique, la formation des acteurs agricoles et agroalimentaires à l’agriculture biologique ainsi que l’adaptation de la réglementation au développement de l’agriculture biologique sont des axes entrant également en ligne de compte dans le plan « Ambition bio 2017 » présenté par le ministère de l’agriculture

Lancement du Printemps Bio 2013

Etienne Gangneron, président de l'Agence Bio a profité de cette présentation pour rappeler que le 1er juin marque également le début du  Printemps Bio. Il comportera cette année de nombreuses actions partout en France. Avec par exemple des apéros-bio proposés dans les lycées agricoles, professionnels, mais aussi chez les cavistes et les opérateurs, des portes ouvertes d’exploitations, la création de potagers éducatifs pour les enfants, une exposition photos à la Villette, ou encore la fête du lait bio qui permettra la distribution de 8000 petits déjeuners dans de nombreuses régions de France le 2 juin.

Publié par MB

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Commentaires 1

axe

pour avoir frequenté les filieres AB, deja il y a un vrai manque de structuration de la filiere , (certains operateur manque vraiment de professionalisme) il y a un vrai manque de silo dedié, un manque total de reference technique, quand on rajoute a cela les voisins qui te pourissent car tu as qq mauvaises herbes , eux qui envoie des phytos si tu es controlé tu repart avec une bande de 3 ou 6 metres en conversion et son assurance qui rale vu le cout , pas moyen d'avoir une haie mitoyenne qui arrangerait tout le monde. des chambres qui limitent au max le developpement en mettant le minimum de technicien a dispo...bref pas pret de voir de vrai evolution et pourtant il y a des choses interessantes a faire

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