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Grâce au Moulin de Louise, du grain à moudre chez les Coopains

Renaud Saint-André

Un nom qui résume bien la philosophie de l’association : les Coopains, producteurs et boulangers bio se fédèrent autour de Colette Bac, qui vient de s’équiper d’un moulin. 

Le Cantal, sa production laitière et ses vaches allaitantes... Mais pas seulement. C’est ce que cherche à démontrer une petite filière désormais bien organisée qui produit et assure la promotion de farines bio dans le département. Créée en 2011, sous forme associative, et baptisée “Les Coopains bio”, elle se félicite de la mise en route d’un moulin à Marcolès, en Châtaigneraie. Ses membres, producteurs céréaliers, boulangers, porteurs de projets et animateur de structure, ont procédé à son inauguration officielle jeudi 30 janvier chez sa propriétaire, Colette Bac.  Actuellement, c’est au total une vingtaine d’hectares qui est cultivée. Une production bio d’environ 15 à 16 tonnes de graines qui, moulues localement, donneront entre 10 et 12 tonnes de farine et une quarantaine de tonnes de céréales boulangères vendues à des coopératives de départements voisins. La production est valorisée entre 400 et 460 € la tonne de blé et la farine en vrac à 1,27 € le kilo livré. À lui seul, Sylvestre Menuel, boulanger à Marcolès, produit quelque 600 kg de pain bio par semaine... 

 “Les Coopains”, membres d’une association qui a elle seule forme une filière locale de céréales et de pains bio, autour du moulin.

Économique et humain

“La proximité, c’est important pour s’extraire de la pression de l’industrie agro-alimentaire”, témoigne Colette Bac. “C’est aussi transmettre à notre tour un capital que nous a légué nos parents, celui d’un savoir-faire, garant de bonne santé.” Christian Montin, maire de Marcolès, est fier que l’initiative, “qui répond à un vrai besoin de la société de retrouver des circuits courts en lien avec le territoire”,  soit née dans sa commune.  Pour être encore plus autonome, la petite structure a un projet, révélé par son animateur, Vincent Vigier : se doter d’un trieur de graines collectif pour éliminer les impuretés dans les lots de céréales à moudre, mais aussi développer les méteils protéagineux avec du pois ou de la féverole dans le blé boulanger, assurant ainsi une complémentarité agronomique.    L’idée demeure cependant de rester une structure de petite taille, les adhérents attachant beaucoup d’importance au volet humain de cette aventure collective : “De l’économie, mais pas seulement...” 

Présentation

La présidente de cette association n’est autre qu’Aurélie Menuel, la boulangère du Grenier des saveurs, un atelier marcolésien installé juste en face du moulin. Sylvain Caumon, agriculteur à Leynhac, est trésorier, et Vincent Vigier, animateur, est aussi secrétaire. Sont également membres : Pierre Couderc (Maurs), Gilles et Jacqueline Lacoste (Leynhac), Jérôme et Claudine Couchet (Lafeuillade), Michel Ters (Roumégoux) et Benoit Espeysse (Mourjou). Deux nouveaux artisans boulangers se sont rapprochés de l’association. Il s’agit de Baptiste Delaunay, de Lauresse (46) et Yoann Bidault, de Saint-Vincent-de-Salers, présenté le 11 janvier dans nos pages. 
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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