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L'agriculture biologique française monte sur le podium européen

Crédit-agricole - Service Expertise

L'agriculture biologique française monte sur le podium européen

La France devient en 2014 le 3e pays bio européen en termes de surface agricole certifiée biologique. Avec 1,1 millions d’hectares certifiés en biologique, elle devance de peu l’Allemagne et se positionne derrière l’Espagne (1,6 Mha) et l’Italie (1,3 Mha). Ce sont plus de 2000 producteurs qui se sont engagés en bio en 2014. En conséquence, les importations de produits bio baissent de nouveau sur 2014 avec près des ¾ des produits bio consommés issus de la production nationale.

L’augmentation de la demande nationale constitue le moteur de la croissance de la superficie certifiée biologique. En 2014, le marché du bio a atteint 5 milliards d’euros. Cet accroissement est en lien avec le changement des habitudes de consommation. En effet, 62 % des français affirment désormais consommer bio au moins une fois par mois contre 49 % en 2013. Une augmentation qui confirme la volonté de manger mieux et local, de préserver l’environnement. Les cantines publiques devraient aussi soutenir cet essor avec l’ambition d’atteindre 20 % de produits bio d’ici 2020, contre 2,4 % aujourd’hui. D’autre part, l’efficience du système de soutien à l’agriculture biologique a favorisé le développement de la filière. Il est basé sur 3 types d’aides : l’aide à la conversion, l’aide au maintien et le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique. L’augmentation des surfaces en agriculture biologique soulève des interrogations quant à la pérennité des soutiens au maintien de ces surfaces. En effet, le budget alloué à l’agriculture biologique a été dépassé cette année menaçant de réduire l’aide au maintien de 25 %. Le ministère de l’agriculture a évoqué l’objectif de doubler les aides, en les portant à 180 millions d’euros en 2020, contre 87 millions en 2013. Il s’est voulu rassurant, en annonçant dans l’immédiat une dotation complémentaire, permettant d’aider chaque agriculteur au niveau prévu initialement pour 2014, sans toutefois en préciser les modalités, dans un contexte de régionalisation des aides PAC. Les professionnels s’interrogent à juste titre, sur la reconduction de cette aide exceptionnelle

assise sur le budget national, pour les années suivantes. L’aide au maintien contribue à réduire le différentiel de prix lié à de moindres rendements entre les produits bio et les produits issus de l’agriculture conventionnelle. Le prix restant le principal frein à l’achat des non consommateurs, son rôle apparaît essentiel pour maintenir le niveau de la demande. A plus long terme, investir dans la recherche et le partage des pratiques culturales efficientes en vue d’améliorer ses performances, gage d’autonomie plus importante pour l’agriculture biologique, vis à vis des soutiens publics.

Source : la note conjoncture Agriculture et Agroalimentaire - Prisme n° 8

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