La châtaigne bio a de l’avenir dans le Sud-Ouest

Réalisé en partenariat avec le Crédit Agricole

La châtaigne bio a de l’avenir dans le Sud-Ouest

En réhabilitant de vieilles châtaigneraies, Hervé Jean et ses associés, ont réussi à développer le secteur de la châtaigne bio dans le Sud-Ouest. Ils comptent devenir le leader européen.

Les Trophées de l’Excellence Bio

L’Agence Bio et le Crédit Agricole co-organisent la deuxième édition du concours « Les Trophées de l’Excellence Bio ». Les lauréats seront sélectionnés par un jury composé de représentants des Pouvoirs publics, du Crédit Agricole et de professionnels de la Bio au Salon International de l’Agriculture.Témoignant du caractère dynamique du secteur biologique, les Trophées valorisent les démarches innovantes d’acteurs et d’entreprises bio exerçant dans les domaines de la production, de la transformation ou de la distribution. Un prix de 5 000 € sera décerné au projet le plus innovant dans les catégories producteurs et transformateurs/distributeurs.

La châtaigne bio a de l’avenir dans le Sud-Ouest

Inovfruit a décroché le premier prix de l’excellence bio en mars 2010, co-organisé par l’Agence bio et le Crédit Agricole, sans trop y croire au début. Pourtant le projet Castanea Sylva de réhabilitation de vieilles châtaigneraies est pour le moins ambitieux et bien ficelé.

Œuvrant depuis 20 ans dans la châtaigne, Hervé Jean, cogérant à InovChâtaigne qui rassemble l’activité châtaignes d’Inovfruit, a restructuré la filière dans le grand Sud-Ouest. « La population de castaneïculteurs est vieillissante : au fil des années, de moins en moins de châtaigneraies sont exploitées », explique-t-il. Ainsi, en 2002, avec quatre autres associés, ils créent la SARL InovChâtaigne et proposent aux propriétaires de prendre en charge leurs arbres, de les réhabiliter et de les entretenir. « Nous signons des contrats de location de six ans avec les propriétaires afin de donner de la visibilité à notre activité », indique Hervé Jean.

Ils s’occupent aujourd’hui de 400 hectares de châtaigneraies, emploient 40 salariés, et exportent vers l’Allemagne, l’Italie, les États-Unis ou encore le Japon.Pourquoi démarrer un projet de réhabilitation de châtaigneraies ? « Nous voulons produire localement la moitié de ce que nous vendons, répond Hervé Jean. D’où l’idée de rendre exploitable de vieilles châtaigneraies. Nous nous sommes lancés dans la production biologique, avec 20 000 arbres, pour répondre aux besoins d’important client allemand ».

Après avoir validé la méthode pour réhabiliter ces arbres, le gérant part à la recherche de financements. L’Agence bio le suit. Labellisé pôle d’excellence rurale, l’État, le conseil régional d’Aquitaine et conseil général Dordogne lui consacre également un budget.

Une dynamique régionale

Résultat, en 2011, InovChâtaigne, qui a intégré le Crédit Agricole dans son pool bancaire, a réhabilité 100 hectares de châtaigneraies, et produit 120 tonnes en bio, soit un peu plus d’un cinquième de son activité. Pour 2012, la société compte doubler ces surfaces. « Notre objectif est de devenir le leader européen sur le marché de la châtaigne en bio et crée une dynamique régionale sur le Sud-Ouest, explique le co-gérant d’InovChâtaigne. Nous sommes les seuls à maîtriser toute la filière, depuis l’implantation, la production, la récolte et la commercialisation ». Cette année, la société, dont le chiffre d’affaires s’élève à 2,2 millions d’euros, démarre un projet similaire avec des partenaires en Espagne et participera au séminaire internationale de la bio, le 1er mars 2012, à l’occasion du salon de l’agriculture.

Source Magazine Campagnes et Environnement

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