Abattoir : la préfecture évoque " des images obsolètes "

Abattoir : la préfecture évoque " des images obsolètes "

La préfecture de l'Hérault a assuré mercredi, après la diffusion par l'association L214 de vidéos de mauvais traitements subis par des animaux dans un abattoir de Pézenas (Hérault), que "la plupart des vidéos sont obsolètes".

Etat des lieux

En France, il existe 263 abattoirs de boucherie (bovins, ovins, caprins, porcins, équins) avec une production annuelle totale de 3,45 millions de tonnes. Une grande disparité existe entre les abattoirs, les volumes varient de 10 tonnes, à plus de 200.000 tonnes.

Pour protéger les animaux et assurer la sécurité alimentaire, les services vétérinaires sont présents en permanence au sein des abattoirs. Toute non-conformité constatée fait l’objet de suites administratives ou pénales. (En 2014 : 104 avertissements, 60 mises en demeure, et 2 suspensions d’agrément sanitaire.)

Depuis le 22 mars 2016, une commission d’enquête parlementaire est en cours « sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français. » Les acteurs de la filière seront auditionnés.

 

"La plupart des vidéos sont obsolètes: le matériel présenté n'est plus utilisé ou a été adapté, les pratiques ont été améliorées et certains opérateurs ne manipulent plus d'animaux vivants depuis plusieurs mois", explique la préfecture dans un communiqué. L.214 a dévoilé des images de cet abattoir ainsi que de celui de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) filmées selon elle entre novembre 2015 et mai 2016 et qui montrent "des actes de maltraitance, des violations de la réglementation et des animaux en grande souffrance au moment de leur mise à mort".

Depuis le début de l'année, la préfecture de l'Hérault assure avoir, "sans attendre l'action de l'association L.214", réalisé "huit contrôles de protection animale", "huit contrôles spécifiques à l'abattage rituel" et avoir "imposé des mesures correctives rapidement mises en oeuvre".   Le député (LR) de l'Hérault Elie Aboud, membre de la commission d'enquête sur les abattoirs mis en place par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, avait effectué une visite inopinée sur le site de Pézenas, afin de vérifier les conditions d'abattage. Or, il n'avait constaté aucune défaillance. Contacté par Pleinchamp, celui-ci admet qu'une "défaillance humaine" n'est peut pas être repérée avec "une visite de deux heures". La vidéo diffusée par L214 l'a donc "franchement surpris", a-t-il déclaré à l'AFP. "Je voudrais que les services de l'État confirment la réalité de ces images, mais je ne veux pas qu'on sanctionne une structure si une seule personne a fait une bêtise", a-t-il réagi, tout en affirmant que "si une personne a fauté, il faut sanctionner". 

Détection de non-conformité

Dans un communiqué distinct, la préfecture des Alpes-Maritimes, où se situe l'autre abattoir mis en cause, précise qu'"un audit dans le domaine de la protection animale a été réalisé par la direction de la protection des populations (DDPP) le 23 avril dernier". "L'audit a donné lieu à la détection de non-conformités et à une mise en demeure qui exigeait la mise en place sous deux mois de mesures correctives", précise la préfecture. Le préfet "prend acte de la fermeture" décidée par la direction de l'abattoir. "La reprise de l'activité ne pourra être opérée qu'après la mise en oeuvre des correctifs demandés à l'exploitant" et le site sera également inspecté après l'ouverture.

Source avec AFP

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