Collectif "Vache en colère" : rassemblement contre l'élevage industriel devant l'Assemblée

Video Anne Sophie Lesage

Collectif "Vache en colère" : rassemblement contre l'élevage industriel devant l'Assemblée

Plusieurs dizaines de militants associatifs et syndicalistes agricoles se sont rassemblés aux abords de l'Assemblée nationale mardi à Paris pour dénoncer l'industrialisation "croissante" de l'élevage en France.

Alors que les députés commençaient à examiner le projet de loi d'avenir de l'agriculture, le rassemblement visait à dénoncer les insuffisances du texte, dans lequel "il n'y a rien qui empêche de construire quelque chose comme la ferme des mille vaches" en Picardie, érigée en symbole de l'industrialisation galopante par les manifestants,  explique Brigitte Gothière, de l'association de protection des animaux L214.

Déguisés en vaches pour certains, les manifestants brandissaient des drapeaux orange, jaunes ou verts, aux couleurs de la Confédération paysanne, d'associations de protection des animaux (L214, CIWF) ou de l'environnement (Agir pour l'environnement). "L'énoncé des motifs de la loi nous avait agréablement surpris" car le texte vise à développer l'agroécologie, mais les propositions concrètes ont "largement déçu", a résumé Mikel Hiribarren, secrétaire général de la Confédération paysanne. "Il n'y a pas encore une volonté forte d'arrêter de consommer des terres" en les préservant de l'urbanisation, ni d'en libérer pour les jeunes agriculteurs, souligne-t-il.

Lundi, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, a souligné qu'il considérait l'élevage industriel comme "une vraie crainte". "On peut investir en agriculture, on peut avoir des projets économiques, mais il faut qu'à la tête de ces projets il y ait des agriculteurs", a-t-il insisté, rappelant qu'il n'imaginait pas une agriculture d'investisseurs sans agriculteurs.

Plusieurs rassemblements avaient aussi été organisés en province. A Abbeville, où se situe le projet dit de la "ferme des 1.000 vaches" et qui en comptera finalement moitié moins, 70 personnes se sont réunies. A Amiens, une quarantaine de personnes se sont rassemblées. A Marseille, quelques dizaines de militants ont arboré masques et sacs à l'effigie de vaches.

 

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 12

avecdessionrefaraitlemonde

excusez-moi geo mais les premiers commentaires ne sont pas des réactions à chaud ça fait longtemps qu'ils sont pensés mais quelquefois on tombe sur un article qui nous permet de l'exprimer.si l'agriculture française produit soit-disant de la "merde" il faut ARRETER de consommer.ses associations qui mendient notre production parce qu'elle en a besoin pour nourrir ceux qui ne peuvent meme pas se payer à bouffer moi je dis STOP.il faut savoir se remettre en cause si vous avez la meilleure des solutions et bien vous trop fort.

geo

Encore une fois, permettez moi de trouver vraiment banal le niveau des premiers commentaires qui se contentent de réagir à chaud sans même chercher à prendre un peu de recul.
Pour ma part, l'analyse d'@Alex12 me semble tout à fait pertinente. La naissance de ces grandes fermes met clairement fin au modèle familial, déjà bien érodé depuis quelques années. Il semblerait que certains fassent fausse route en liant systématiquement intensification et modernisation. La modernisation des techniques est tout à fait possible sans intensifier et créer des usines à vache. Comment l'agriculteur peut-il aujourd'hui trouver une fierté à produire des quantités toujours plus grandes de produits standardisés sans aucune valeur? N'y a t'il pas une valorisation sociale et économique du métier en produisant un produit fini en quantité moindre?
Si l'agriculture en est là aujourd'hui, c'est certainement car l'industrialisation a imposé des normes de production en aucun cas valorisantes pour l'agriculteur.

industrie et agriculture

Ce n'est peut-etre pas que les conditions de vie certes importante, des animaux qui compte le mieux. Il faut se battre pour que ce ne soit pas que des industriels : grands groupes, d'acheteurs ou fabricants d'engrais, d'insecticides et autres intrans qui "drive" l'agriculture d'aujourd'hui. Il est indispensable que les agriculteurs choisissent encore eux même ce qui se produit, avec quelles techniques et quels traitements ou même sans traiter. Ce qui ne sera jamais le choix d'un directeur de la ferme aux 1000 vaches ou aux 3000 truies !! Quel beau marché pour les grands groupes.... Il faut savoir quelle agriculture on veut.

alex12

L'intensification et la naissance de ce type de grande exploitation n'est certainement pas une bonne chose pour l'agriculture française et encore moins pour les agriculteurs. En effet le regroupement de moyens et de surfaces n'est pas, au delà d'un certain seuil, un gage de performances; ni en terme de quantité produite ni en en terme de rentabilité économique. Le métier d'agriculteur ne peut pas répondre à une gestion purement économique ou seul le pourcentage de bénéfice est observé à la fin de l'exercice. Le système soviétique nous l'a clairement démontré : après quelques dizaines d'année, le tissu agricole a disparu et avec lui la capacité à produire, je parle évidement du facteur humain. Depuis maintenant quelques années l'industrie et les multinationales nous montrent les limites d'un agrandissement effréné: les petites PME familiales résistent beaucoup mieux aux crises et sont bien plus réactives à la demande du marché. La Ferme France a besoin d'exploitations performantes où l'éleveur reste maître du troupeau comme du portefeuille. La transmission des savoirs faire et des compétences en est l'enjeu.

CEDRIC69

des grandes fermes avec des vaches au petits soins ventilo brumisateur pedicure alimentation au top ou la ferme des voisines avec dix vaches dans une cave avec rien a bouffer?

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier