Des producteurs laitiers examinent leur avenir

CA 63 BOISSIER

Des producteurs laitiers examinent leur avenir
(De gauche à droite), les participants à la table ronde animée par Thierry Boulleau, ingénieur au Sidam : David Chauve éleveur, Jean-Yves Ayel éleveur, Patrick Ramet vice-président de la Fnpl, Jacques Chazalet vice-président de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, Yves Soulhol de Sodiaal, Vincent Chatellier chercheur à l’Inra.

La table ronde de la rencontre « Le lait c’est notre avenir », organisée en novembre par la Chambre d'agriculture – Petite Région Agricole Livradois-Forez, a permis de répondre, entre autre, à la question : les producteurs sont-ils optimistes ?

La construction de la production laitière sera forcément collective

Le point de vue des éleveurs

David Chauveéleveur en Livradois-Forez a rappelé : « nous connaissons une hausse descharges, et des prix de vente en baisse. Je pense qu’il est nécessaire d’avoirune vision à long terme. On doit redéfinir la place des producteurs, d’autantque beaucoup se posent des questions quant à l’après quota. Il faut choisir sastratégie, et prendre sa situation en main. »

Jean-Yves Ayeléleveur en Livradois-Forez, se dit « relativement optimiste, mais on doits’adapter, prévoir sur le long terme. Nous devons nous organiser pour prépareréconomiquement et techniquement l’avenir, pour maîtriser les charges aumieux. »

Rester confiant en l’avenir

Patrick Ramet vice-présidentde la Fnpl, a souligné retenir de l’exposé donné par Vincent Chatellier,« qu’on peut allier réalisme et rigueur, donner de l’envie et resterpositif. L’avenir appartient à celui qui veut porter un projet. Le producteurde demain sera davantage un chef d’entreprise, qui devra accepter de se former.La construction de la production laitière sera forcément collective. Partoutles gens ont envie de consommer, à nous de jouer ! »

Jacques Chazaletvice-président de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme a alerté : « onne doit pas sous-estimer les problèmes, et notamment les nouvelles relationsavec les entreprises. Aujourd’hui le débat est contractuel. Afin que lesproducteurs retrouvent une nouvelle forme d’équilibre, le syndicalisme s’estemparé de cette nouvelle donne, car rien ne pourra se faire individuellement.Oui des challenges sont à relever, mais on peut rester optimiste car il y a dequoi l’être. »

De bonnes raisons d’y croire…

Le point de vue d’une entreprise

Yves Soulhol de  SODIAAL a expliqué que « le Puy-de-Dômelaitier fonctionnera comme la France laitière. Le travail doit se faireensemble. SODIAAL représente 30 % du lait collecté dans le Puy-de-Dôme,département au sein duquel de grands groupes côtoient des PME, ce qui estintéressant. Je reste confiant dans l’avenir. »

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