Élevage bovin : repli des revenus dans le lait comme dans la viande

Élevage bovin : repli des revenus dans le lait comme dans la viande

Malgré une conjoncture favorable au niveau des prix, le revenu des exploitations d'élevage bovin à viande se replierait en 2012 (15 400 euros par actif), tout comme celui des éleveurs bovins laitiers qui se rétracte à 26.500 euros. En cumul sur les trois dernières années, le résultat courant avant impôts (RCAI) des exploitations bovines continue toutefois à progresser en 2012.

Le résultat courant avant impôts des exploitations laitières revient en 2012 à 26 500 euros par actif non salarié, son niveau de 2010. Il demeure ainsi 20 % en deçà du revenu moyen toutes exploitations confondues.

A la suite de la sécheresse du printemps 2011, des aides exceptionnelles ont été allouées aux exploitations bovines. Compte tenu des concepts retenus, la totalité de ces aides a été comptabilisée sur l'année 2011, même si certains versements ne sont intervenus qu'en 2012.De ce fait, le résultat courant avant impôts des exploitations spécialisées en bovins viande augmente en 2011 pour se replier à 15 400 euros par actif non salarié en 2012. Ce mouvement ne retrace pas forcément celui ressenti en trésorerie. Si l'on fait abstraction des aides exceptionnelles, le revenu des éleveurs de bovins pour la viande se rétracte en 2011 pour s'améliorer en 2012. Le revenu des élevages bovins viande reste faible. Il ne représente que 47 % du revenu moyen par actif de l'ensemble des exploitations (moyennes et grandes).

En cumul sur les trois dernières années, le résultat courant avant impôts (RCAI) des exploitations bovines continue toutefois à progresser en 2012. Avec + 21% pour les exploitations laitières et + 7 % pour les exploitations spécialisées en bovins pour la viande, le RCAI des exploitations bovines est en hausse.

Des charges de plus en plus lourdes

Le volume de la production de veaux et celle de gros bovins se replient de 6 % par rapport à 2011, année durant laquelle les abattages ont été particulièrement importants. En moyenne sur l'année 2012, la collecte laitière est stable. Toutefois, le prix du lait perd 3 % en liaison avec la baisse des prix des produits laitiers industriels (beurres et poudres de lait) au premier semestre 2012. Les prix du veau restent sur une tendance haussière (+ 2 % en 2012) moins prononcée que l'année précédente. L'offre de gros bovins, tant française qu'européenne, est faible face au dynamisme de la demande des pays tiers, notamment de la Turquie. Les prix de ces animaux s'élèvent globalement de 15 %.

Les charges d'approvisionnement augmentent de 6 % en valeur par rapport à 2011. Moins accusé que l'année précédente, l'accroissement des charges résulte de la hausse du coût de l'alimentation animale. Cette augmentation pour la campagne 2012 provient tout d'abord de la forte hausse des prix mondiaux des tourteaux, qui a fait s'inverser, dès le printemps 2012, la tendance à la baisse des prix des aliments composés. La hausse des prix des céréales n'ayant un impact qu'en fin d'année. Le prix de l'alimentation bovine croît ainsi de 8 % en 2012.

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Source Agreste

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