L’Assurance des Prairies s’enrichit d’une garantie complémentaire

Raphaël LECOCQ & ASL

Elle est destinée à compenser l’incapacité de récolte ou de pâturage consécutif à des inondations ou des excès d’eau. Elle complète la garantie socle couvrant la baisse de production. La nouvelle garantie s’applique d’office à tous les contrats, en dehors des zones inondables ou de lâchers d’eau.

Petit rappel : en 2016, Pacifica, la filiale assurances dommage de Crédit Agricole Assurances, lançait l’Assurance des prairies. Objectif : compenser la perte de production fourragère, par nature très sensible aux aléas climatiques et très impactante pour l’économie des élevages. Selon l’Institut de l’élevage, une baisse de 30 % de la production fourragère peut engendrer une baisse de 18 % de la marge brute des exploitations concernées et de 50 % de leur revenu. Son fonctionnement ? Il est basé sur un Indice de production fourragère (IPF), calculé à partir d’observations satellitaires, validé scientifiquement. Son déclenchement ? Consultable par chaque assuré sur Pleinchamp, l’IPF de l’année est comparé à l’indice moyen des cinq années précédentes. Le cas échéant, il déclenche le processus d’indemnisation, sur la base du capital assuré, déduction faite de la franchise. Le bonus ? Le contrat socle de l’Assurance des Prairies est subventionné à hauteur de 65 %.

Une assurance prairie enrichie

A compter de 2018, l’Assurance des Prairies s’enrichit d’une garantie complémentaire : l’impossibilité de récolte suite à inondations ou excès d’eau (à l’exclusion des terrains classés en zones inondables et aux parcelles servant de zone de réception de lâchers d’eau). Selon les experts en production fourragère, passée une semaine sans exploiter ou récolter au stade optimal, la production de fourrages est affectée en quantité et/ou en qualité. L’indemnisation s’opèrera au prorata du nombre de jours empêchés sur la période s’étalant entre 1er mai et le 30 septembre, sur la base du capital assuré, déduction faite de la franchise. Les explications de Jean-Michel Geeraert, directeur du marché de l’agriculture et de la prévention chez Crédit Agricole Assurances.

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