L’avenir de l’élevage en débat au Space

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L’avenir de l’élevage en débat au Space

La veille de l’ouverture du Space, qui s’est déroulé à Rennes du 11 au 14 septembre, l’AFJA a organisé un débat entre les différents représentants de la filière sur le thème : « Quelle restructuration pour l’élevage français face à une concurrence mondiale accrue ? ». Au terme d’échanges vifs, tous se sont accordés sur le fait qu’il fallait retrouver de la compétitivité.

Première concernée, la filière volaille, en pleine affaire Doux. « Le massacre social d’aujourd’hui révèle un mal-être pour toute la filière française », a lancé Daniel Sauvaget, vice-président de la Fédération des industries avicoles (FIA). Pour lui, le salut de l’aviculture passe par l’intensification de l’investissement.

Du côté des bovins, le regard porté sur ces dix dernières années n’est pas optimiste.  « En 13 ans, on a gagné 30 % de compétitivité mais on a laissé ces 30% aux autres. On sait plus où aller chercher les marges. Aujourd’hui la filière n’est vraiment pas bien », a constaté Guy Hermouet, 1er vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB).

La fin des quotas fustigée

Pour la production laitière, la fin des quotas prévue pour 2015 est fustigée par Dominique Chargé, président de la Fédération nationale de la coopération laitière (FNCL) : « on a vécu sous protection européenne par un système d’encadrement de prix et de maîtrise. Pour 2015, on sort de ce système pour entrer dans une économie complètement libéralisée. Le système encadré méritait d’évoluer mais cette solution n’est pas la meilleure option. »

Plus globalement, Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, a souhaité que l’attention soit portée sur les revenus des agriculteurs et reste optimiste sur l’avenir de l’élevage : « la France est un grand pays d’élevage mais celui-ci doit s’adapter continuellement. »

Jean-Michel Lemétayer, président du Space, présent à cette table ronde, a estimé que la restructuration porcine insufflait une bonne dynamique. Ce qu’a confirmé Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine, en soulignant l’esprit d’entreprise du secteur, mais aussi sa « frustration » face aux freins du développement de la production, notamment en raison du manque de soutien des responsables politiques et de la société civile.

Une filière porcine dynamique

Aujourd’hui, la filière porcine bretonne compte 200 Millions d’€ d’encours de crédits, 60 Millions d’€ d’épargne et 3 Millions d’€ de retards de trésorerie, selon Guillaume Rousseau, directeur général de la Caisse régionale de Crédit Agricole de l’Ille et Vilaine. Un constat qui montre bien que tout ne va pas mal dans l’élevage français, une des activités agricoles les plus riches en emplois et qui reste un atout pour l’économie française.

En conclusion, Alexandre Gohin, directeur de recherche à l’Inra, a suggéré que « toutes les filières se comprennent pour avoir une dynamique de production qui s’insère dans le social et l’économie d’une région et de tout un pays. »

Publié par AFJA

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