Le Gaec de la Pie ne l’a pas volé (son Trophée agroécologique)

Raphaël LECOCQ

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A Rouez (Sarthe), la Gaec de la Pie produit du lait (350 000 à 400 000 l/an) et des poulets de Loué en liberté (36 000 unités/an), le tout en bio sur la ferme de Tout Joly. Avec ses parents sur le départ, son épouse Emilie et son frère Hervé, Benoit Drouin cultive l’autonomie fourragère à l’échelle de l’exploitation et l’autonomie céréalière à l’échelle de la région, grâce à Grains de Terroir Bio.

Les plaquettes extraites des haies bocagères et les toits photovoltaïques des poulaillers fournissent de l’énergie à revendre. Le tout, avec la transformation et la vente directe pour un quart de l’activité, assure le versement de quatre salaires, sur une SAU constante (125 ha) et une production toute relative de 5500 à 6000 kg de lait par vache et par an. Le Gaec a également favorisé l’installation, pour ne pas dire l’autonomisation, d’un jeune maraicher bio, en l’assistant au niveau de la production et de la commercialisation.

Eviter que la Pie ne déchante

Pâturage et laitage, bocage et chauffage, maraîchage et partage, ancrage et court-circuitage : ça fait beaucoup de mamelles pour la ferme du Tout Joly, auréolée du Prix de l’innovation aux derniers Trophées de l’agroécologie. Pour autant, le Gaec ne se repose pas sur ses lauriers. Anticipant une éventuelle baisse du prix du lait bio, doublée d’une remise en cause ici ou là des bienfaits du lait pour la santé, Benoit Drouin imagine, au sein du groupement Biolait, une nouvelle grille de valorisation du lait, basée sur des critères nutritionnels et organoleptiques. Elle est pas belle, la ferme du Tout Joly ?

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