Le gouvernement s'attaque à la crise bretonne

Le gouvernement s'attaque à la crise bretonne
La baisse de la production porcine met à mal les abattoirs porcins.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault préside aujourd’hui une réunion d'urgence à Matignon sur la crise de l'agroalimentaire en Bretagne, une région sonnée par les plans sociaux et décidée à faire entendre sa colère et ses attentes.

La suppression de près de 900 emplois à l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) est venue s'ajouter en fin de semaine dernière à la liste déjà longue d'entreprises agroalimentaires bretonnes visées ces derniers mois par des plans sociaux.

Après de spectaculaires mobilisations lundi à Brest et Morlaix (Finistère) pour défendre ce secteur en détresse, le gouvernement se mobilise pour tenter de trouver des solutions.  Ce matin, six ministres se retrouvent à Matignon : Stéphane Le Foll (Agriculture), Guillaume Garot (Agroalimentaire), Michel Sapin (Travail), Arnaud Montebourg (Redressement productif), ainsi que les "Bretons" Jean-Yves Le Drian (Défense) et Marylise Lebranchu (Réforme territoriale).

"Il y a une conjonction d'un certain nombre de problèmes de sinistres industriels, de problèmes de modèle agricole qui est en crise et là-dessus vient s'ajouter la question de la mise en œuvre de l'écotaxe au 1er janvier", dit-on à Matignon.  Les milieux économiques et agricoles attendent de fait un geste sur l'écotaxe poids lourds, censée entrer en vigueur le 1er janvier 2014 après plusieurs reports.

Guillaume Garot : "on essaie de voir comment on peut relancer la filière porcine"

Plus largement, se pose le problème des filières viande en Bretagne. Sur le cas spécifique de Gad, "tous les leviers seront actionnés", a assuré Guillaume Garot au micro d'Europe 1 ce matin."Il y a une baisse de la production porcine" qui "met en fragilité tous nos abattoirs de porcs en Bretagne, on essaie de voir comment on peut relancer la filière porcine".  

"Il nous faut à la fois produire plus mais aussi produire mieux. Monter en gamme, avec davantage de valeur ajoutée, c’est comme ça qu’on maintiendra et créera de nouveaux emplois", estime-t-il. Le ministre a aussi laissé entendre que les banques seront mises à contribution."S’il est possible que les banques nous aident, bien entendu qu’elles seront sollicitées. Tous les leviers seront actionnés", a insisté le ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Source avec AFP

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