Le revenu des éleveurs toujours au plus bas

Le revenu des éleveurs toujours au plus bas
Au plus bas de l'échelle, le revenu des éleveurs ovins-caprins est évalué à 17.600 euros (DR)

Le revenu des éleveurs, déjà très bas les années précédentes, se dégrade encore un peu plus en 2013 selon les premières estimations du ministère de l’Agriculture.

Le volume de la plupart des productions animales est en baisse et les coûts de l'alimentation pèsent encore sur la rentabilité. Les volaillers sont particulièrement touchés, avec un revenu en chute de 36,6% à 20.800 euros en moyenne, tout comme les producteurs de viande bovine, à 19.800 euros (8,0%).

La Fédération nationale bovine regrette dans un communiqué un revenu moyen se situant "au plus bas des différentes orientations agricoles (...) malgré les contraintes lourdes du métier, et en dépit des gains constants de productivité et efforts de modernisation".

Les éleveurs d'ovins et caprins (-5,9% à 17.600 euros) et les éleveurs porcins (-11,2% à 40.500 euros) ne sont pas épargnés non plus. Seul l'élevage bovin laitier, porté par une hausse des cours au niveau mondial, devrait connaître au final une hausse timide de ses résultats de 3,6%, à 25.100 euros en moyenne.

résultats par filière

Sur le même sujet

Commentaires 19

Sylvano

Ou ne peut pas les payer! je suppose que le salarié au smic (voir moins vu l'augmentation des emplois précaires) a malheureusement d'autres soucis que de se faire plaisir dans la nourriture, alors que cela devrait être une priorité. Dans la globalité, les primes ne font que passer sur les comptes des agri, les prix de vente seul ne nous permettant pas de vivre de nos productions, d'investir, de faire appel à des services extérieurs... Les primes permettent donc de faire vivre tout un tissus rural dont le bénéficiaire final est le consommateur qui profitent de produits moins chers que les coûts de production réels. Les agris sont montrés du doigt car ils touchent directement les primes, mais ils les redistribuent formidablement chez les vendeurs de matériel, dans les coops, banques; ces produits moins chère font aussi travailler l'agroalimentaire. De la survie des agriculteurs dépend tout un pan de la société

disaterpiece

@geo : Promo dans les hypers marchés très peu efficace, je suis producteur dans la zone AOC bleu des causses, cette dernière est sous valorisée et ne passe que très peu de volume (entre autre car Lactalis transforme du bleu mais aussi et surtout du Roquefort dans la zone et ne veut pas créer de concurrence à l'échelle locale sur ce dernier), l'association de promotion du bleu à chercher à montrer qu'un marché existe, on a donc fait des des animations dans des GMS sur Toulouse Montpellier et Nîmes pendant 2 ans, résultats les animations ont satisfait les clients (dégustation et portion gratuite) mais niveau vente supplémentaire que dalle.
Conclusion le client aime bien les bon produits quand on les lui donne mais ne veut pas les payer !

geo

Si la majorité des consommateurs ne sont aujourd'hui pas disposés à payer la nourriture à son vrai prix, c'est surement parce que l'ensemble du système est fait pour l'éloigner de la matière "brute", telle qu'on peut la voir au quotidien sur les exploitations. Il s'agit d'essayer de faire bouger les lignes de ce système. Comment? Une des pistes peut être trouvée dans la communication. Aujourd'hui, l'agriculteur produit et point barre. Pourquoi l'agriculteur ne pourrait-il pas aller faire la promo de ses produits en grande surface en expliquant aux gens le quotidien? Prouvez que vous êtes capables d'aller vers votre clientèle lui expliquer ce que vous faites et que ça ne vous dérange pas qu'elle vienne à vous. Le retour sur investissement est assuré.Je ne parle pas ici de vente directe mais de travail sur l'image pour proposer par la suite des produits sensiblement plus chers mais dont on sait où va le surplus payé. Le modèle Faircoop en est l'exemple: quand on adhère à cette coopérative on s'engage à consacrer un peu de son temps à la promotion des produits en GMS.

associé

je suis d'accord avec disasterpiece rien que pour le voir au quotidien meme si l'idée de geo est bonne.pour une commune de 4000 habitants je ne sais meme pas si ils savent à quoi ressemble une vache.quand ils ne savent déjà meme pas qu'elle se trait 2 fois par jour comment peut-on espérer faire de la vente directe.une grande majorité est loin d'etre prete a payer le vrai prix on le constate tous les jours et c'est bien dommage

@disasterpiece

ùerci de rappeler la realité de la vie a geo...dans la vrai vie les consommateurs se ruent sur le moins cher possible , la bouffe n'(etant que la variable d'ajsutement permettant de s'offrir l'indispensable iphone ou ecran plasma

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier