Les éleveurs laitiers "grands perdants" de la PAC française

Les éleveurs laitiers "grands perdants" de la PAC française

Les éleveurs de vaches laitières s'estiment "les grands perdants" de l'application française de la future Politique Agricole Commune (PAC) et préviennent qu'ils ne sont pas prêts "à se partager les restes".

La Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) "n'accepte pas que la déclinaison française de la réforme de la PAC aboutisse au sacrifice d'une partie de l'agriculture française", prévient-elle dans un communiqué.

"La FNPL ne se contentera pas des pièces jaunes des 13% de l'enveloppe de couplage des aides, ni de la petite monnaie de l'enveloppe des 2% de couplage pour les protéines", ajoute-t-elle.

François Hollande a présenté début octobre sa déclinaison de la future PAC (2014-2020) et a assuré donner la priorité à l'élevage.

La France dispose d'un budget européen agricole de 64 milliards d'euros pour les sept années (2014-2020), soit environ 9 milliards par an. Les aides directement versées aux agriculteurs (premier pilier) représentent 7,7 milliards d'euros par an. Les aides du second pilier, soit 1,2 milliard, sont destinées au développement rural.

Le gouvernement a notamment décidé que 13% du budget du premier pilier ne serait pas distribué à l'hectare, mais réorienté vers des productions spécifiques, animales en majorité. Ce sont les "aides couplées" à un type de production, qui étaient de 10% jusqu'à présent.

Toutes les primes existantes (prime à la vache allaitante, prime ovine, caprine, etc.) seront maintenues et deux autres créées : une à la production laitière et une autre à l'engraissement.

Mais la prime à la vache laitière "n'est pas un simple concept, elle doit avoir une réalité économique", demande la fédération, branche spécialisée de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire.

De plus, 2% du budget des aides directes iront à la production de protéines pour le bétail, afin de limiter la dépendance de la France à l'égard du soja OGM dans l'alimentation des troupeaux.

Source AFP

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Commentaires 7

jeffy0140

a quand un prix du lait correct pour pouvoir vivre de son metier les manifestation qui sont faites se serve a rien il faut bloquer les grand axes pour que les pouvoirs réagissent les primes toujours les primes sans cela nous ne pouvont y vivre pourquoi????

fairytales

laitier22 depuis les laitiers sont avilis par les industriels et les gms, depuis quand les eleveurs de porcs et de poulet en integration ne sont plus qu'esclaves des vendeurs d'aliments, des acheteurs de viande ou de lait ....et qui a toujours été à a table des negociations la fnpl....rideau merci

laitier22

Notre revenu dépend surtout du prix du lait. Les primes sont essentielles mais il ne faut pas se tromper de priorité. Continuons à se battre pour une meilleure valorisation de notre lait. La FNPL donne l'impression d'avoir baissé les bras face à la grande distribution... J'espère me tromper..

fairytales

vive les industriels et vive la prostitutions des agriculteurs par les syndicats
on a reussi a nous faire gober que la bonne solution etait des primes reprise a d'autres secteurs agri alors que la bonne solution c'etait d'augmenter les prix on veut nous faire croire que leclerc auchan carrefour sont aux abois et ne peuvent prendre quelques centimes sur leur marge? on veut nous faire croire que les consommateurs ne peuvent mettre qq centimes de plus
evidemment un ministre qui declare qu'a 40 cts certains eleveurs gagneraient trop .... aux eleverus d'estimer si le salaire du ministre n'est pas trop haut
ce pays me degoute

seguim

+1 martine

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