Les “experts à vaches”, des zootechniciens avertis

Jérôme Sagne, membre de la CEF

Les “experts à vaches”, des zootechniciens avertis

Même si la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous du fait de la fluctuation des cours de la viande ou du lait, le cheptel bovin constitue une part importante du capital de l’exploitation d’élevage. L’évaluation des bovins revêt par conséquent un caractère éminemment délicat, accentué par le fait que la constitution d’un troupeau est un travail long et patient. En plus de son oeil, l’expert foncier et agricole, confronté à diverses situations d’évaluation, dispose des connaissances techniques pour évaluer au plus juste les bovins.

Les “experts à vaches”, des zootechniciens avertis

La France, terre d’élevage bovin

Le cheptel bovin français est le premier de l’Union Européenne (le quart du cheptel européen) avec environ 20 millions de bovins dont 8 millions de vaches mères (dont 3,8 millions de vaches laitières et 4,2 millions de vaches allaitantes).

La France occupe le premier rang de l’UE en matière de production de viande. L’élevage français se caractérise par une grande diversité de races bovines (11 races bovines laitières, 9 races bovines allaitantes avec programme de sélection et 15 races en conservation).

Les troupeaux sont élevés majoritairement en race pure.

L’intervention de l’expert pour évaluer des bovins

L’expert foncier et agricole intervient dans de nombreux cas d’évaluation de bovins à titre privé ou judiciaire :

- bail à cheptel,

- cheptel de fer,

- succession préparée ou non,

- pertes d’exploitation,

- abattages totaux ou partiels sur décision de l’administration,

- sinistres divers (assurances…),

- commissariat aux apports lors de la création d’une société.

La diversité des contextes d’intervention fait que “l’expert à vaches” peut subir des pressions de la part des différentes parties impliquées mais son indépendance et son professionnalisme découlant de son habilitation permettront une démarche expertale rigoureuse.

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L’expert à vaches : un technicien à l’oeil affûté

Tout comme il n’y a pas de situation ou d’évènement standard, il n’y a pas de cheptel ou de bovin standard. En matière d’élevage bovin, outre l’identification des animaux (pose de deux boucles auriculaires avec numéro national d’identification et numéro de cheptel naisseur) rien n’est jamais rigoureusement identique.

C’est pourquoi l’expert doit être doté d’un oeil expérimenté qui lui permet d’apprécier la qualité morphologique et l’état parasitaire des bovins.

Mais en plus, il dispose de connaissances essentielles à l’appréciation d’un cheptel ou d’un animal :
- connaissances zootechniques (techniques des animaux) : les différentes races bovines, les informations spécifiques à l’amélioration génétique, les systèmes d’élevage et les conduites, les cours et marchés ;
- connaissances des réglementations et normes sanitaires en vigueur : les maladies réputées légalement contagieuses ainsi que les maladies avec schéma de certification.

Tous ces éléments sont nécessaires à l’évaluation des bovins.

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Conclusion

Dans toute intervention humaine subsiste une part de subjectivité. L’appréciation que l’on peut avoir dans un cadre particulier est forcément conditionnée par un ensemble de facteurs. Nonobstant, l’expert foncier et agricole, praticien de terrain, agissant suivant une démarche rigoureuse associée à ses connaissances, sait trier le bon grain de l’ivraie et rendre des conclusions les plus justes possibles, même en matière d’évaluation des bovins, sujet très subjectif par essence.

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