Les farines animales à nouveau autorisées en aquaculture

Les farines animales à nouveau autorisées en aquaculture

Les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin, un mode d'alimentation qui était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle".

Approuvée par les experts des États membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

"Elle améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare",  indique la Commission dans un communiqué.

Une décision que la commission juge « conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu'il n'y a pas de recyclage entre les espèces" (cannibalisme, ndlr), a souligné Bruxelles.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

Les farines bientôt autorisées pour les volailles et les porcs ?

"La situation épidémiologique actuelle de l'ESB montre que l'UE est désormais dans la phase finale de l'éradication de l'ESB au sein de son cheptel bovin",  souligne la Commission. En juillet 2010, Bruxelles avait décidé d'entamer une réflexion sur les assouplissements pouvant être apportés à l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux.

Après l'autorisation des farines pour poissons, la Commission "entend proposer une autre mesure pour réintroduire l'utilisation des PAT de porc et de volailles pour les volailles et les porcs". Le cannibalisme (à l'intérieur de mêmes espèces) étant interdit, les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement.

Cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.  Les PAT resteront en revanche interdits dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins), de même que les PAT de ruminants à destination des animaux d'élevage non-ruminants.

Source avec AFP

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Commentaires 6

rockmou

Si ce là peut préserver la ressource et limiter la surpêche pourquoi pas?

A.D-4-2.

En considérant que si le but unique de notre société ais de faire du profit l'on ne pourrait que se réjouir de la décision de l'UE.
1)le profit parait certaines pour le consommateur qui pourra se nourri de poissons a peu de frais.
2)elle améliora nettement le profit de la filière de l'aquaculture.
3)elle permettra de valoriser les des déchets des abattoirs appeler farine animale ou plus récemment(PAT).
L on peut se poser la question de savoir de quoi se composent ces farines animales surtout lorsque l'on sait que sous l'appellation viande<< pur bœuf >>à destination humaine l’on trouve dans les plats cuisinés 10 % de viande de cheval.
à savoir : a ma connaissance ses chevaux sont des chevaux de trait réformé et donc n’ont certainement aucune traçabilité pour rentré dans l'alimentation humaine.
Mais au passagel’ on peut voir tout le profit que l'on peut retirer de mettre 10 % de viande de cheval que personne ne veut dans les plats préparés qui ne sont pas soumis à une traçabilité
et vu par notre société de profit l'on ne peut que se gratifier du profit l'on peut retirer de cette pratique et l’ on ne peut que féliciter des gens qui ont eu cette riches idée

Mais si l'on considère que le profit n'est pas le but ultime de la vie humain :.
l'on devrait apporter un peu plus intérêt à notre nourriture si l'on considère que 10 % de nos produits alimentaires finissent a la poubelle on peut en déduire que d'acheter des bons produits en les utilisant à leur juste mesure cela ne nous reviendra pas plus cher et l'on éviteras le gaspillage.
Si les consommateurs ont un peu de jugeote et qu'il considère que ce qu'ils ingurgitent est important pour leur santé. Ils n'ont qu’a refusé l'achat de ces produits pour éviter cette spirale de faire manger n'importe quoi à n'importe qui ! Sous le prétexte il y a du profit à faire. Il serait peut-être intéressant que les gens comprennent que le profit ne sert plus à rien lorsque l'on est mort.


La question principale est bien de savoir quel profit l'on peut retirer de nourrir les animaux avec des déchets<< farines animales>> ?
Est-ce que notre espérance de vie va augmenter ?
Est-ce que notre santé va s'en trouver améliorer ?
Est-ce que nous serons plus heureux ?
Pour ma part, J’ai vraiment profité de cet article pour exprimer le fond de ma pensée et, j'ai vraiment été heureux de le faire et je me suis bien amusé à apporter ces quelques remarques qui prêter a méditation

bisounours

pour gagner quelques cts d'€ , qui vont ds les poches des éleveurs ? NON ! Ds les poches des consommateurs? NON ! Alors , pour enrichir des intermédiaires : Mais ça sert à quoi de leur donner des autorisations ... L'UE tient vraiment à les enrichir , comme s'est bizarre cet entêtement ... Au service de tous !

disaterpiece

et si honnêtement on n'en avait cure de la confiance du con-sommateur; on va arriver dans une période où la nourriture sera de plus en plus rare, qu'il mange du cheval ou du cochon à la place du boeuf, qu'il soit déjà content d'avoir de la viande à manger car ça ne sera pas le cas de tout le monde. Et pour en revenir à l'article pêcher du poisson de mer pour le donner à du poisson d'élevage tu parles d'une logique !! Donc filer des co-produits à des poissons (on le fait bien d'en d'autre élevage) à partir du moment où il n'y a pas de risque sanitaire moi je dis oui

fairytales

tout a fait d'accord Nico, une vraie mesure imbecile

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