Prix moyen du lait : « L’objectif de de 340 à 350 €/1000 litres sur l'année est atteignable »

S C

Prix moyen du lait : « L’objectif de de 340 à 350 €/1000 litres sur l'année est atteignable »

Si l’heure n’est pas à l’euphorie dans le secteur laitier français, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) reconnait toutefois quelques avancées, notamment en termes de prix. L’objectif d’un prix moyen français de 340 à 350 €/1000 litres pourrait être atteint cette année... si les industriels et la grande distribution jouent le jeu.

« Les 25 euros supplémentaires en moyenne sur le deuxième trimestre, réclamés par la profession, sont un acquis » a tenu à rappeler Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, à l’occasion d’une conférence de presse mercredi dernier.  Cette  revalorisation du prix du lait, amorcée au printemps dernier, doit toutefois se poursuivre jusqu’à la fin 2013 pour que l’objectif professionnel de 340 à 350 €/1000 litres (prix moyen sur l’année) soit atteint. Il s’agit pour la FNPL d’un prix « économique », c’est-à-dire en phase avec ce que le marché est en capacité de payer.

Cet objectif devrait, selon la fédération, être réalisable étant donné les perspectives positives, aussi bien sur le marché intérieur que mondial. Le prix du lait en poudre (20 à 25% des débouchés) est notamment en hausse et celui des produits exportés se redresse. « Les perspectives sur 2014 sont également globalement intéressantes », ajoute Patrick Ramé, vice-président à  la FNPL.

Lactalis nie les contrats

Mais encore faut-il que les industriels jouent le jeu ! Ce n’est pas le cas de Lactalis qui « nie » les contrats signés avec les organisations de producteurs et a décidé, de son propre chef, de fixer un prix «politique» inférieur aux demandes professionnelles. Les producteurs réfléchissent à des actions, « nous serons là pour les accompagner », précise le président qui estime toutefois que « l’arbre ne doit pas cacher la forêt ». C’est-à-dire les nombreuses entreprises et coopératives qui jouent le jeu de la contractualisation. « Si certaines entreprises veulent aller à l’affrontement, on ira, mais notre stratégie n’est pas celle-là. Nous voulons rester sur l’économique » rappelle le président. 

La FNPL réclame au ministère une nouvelle table ronde, pour faire le bilan de l’évolution du prix du lait sur les 6 derniers mois, mais aussi pour fixer de nouvelles  perspectives aux producteurs. « Le secteur laitier a également besoin de transformations majeures pour s’adapter à la fin des quotas laitiers », estime Thierry Roquefeuil.

PAC : la polyculture-élevage plus impactée

Une fédération qui semble également un peu plus optimiste sur les mesures qui seront mises en place en France dans le cadre de la prochaine PAC. « Si le Gouvernement active tous les outils à sa disposition, la perte (liée à la redistribution des aides ndlr) pour les éleveurs devrait être plus supportable » précise André Bonnard, trésorier de la FNPL. A condition toutefois que ces mesures soient accompagnées d’un « plan de modernisation conséquent » de l’élevage laitier français.

« Notre message c’est aussi de dire aux producteurs qu’il y a de la place et de l’avenir en France pour la production laitière », conclut Thierry Roquefeuil.

Un système d’exploitation risque néanmoins d’être plus pénalisé : celui de la polyculture-élevage. La FNPL réclame donc que les 2% de couplage alloués aux cultures de protéines soient réservés à ces exploitations.

Le détail des mesures prises dans le cadre de la future PAC 2015 en France pourrait être dévoilé début octobre par le ministre de l'Agriculture.

Sur le même sujet

Commentaires 3

UNIKGAS

IL FAUT ABSOLUMENT DONNER DES PERCPECTIVES FORTES DU PRIX LAIT. UNE GRANDE PARTI DES ELEVEURS ONT LE MORALE DANS LES BASKETS ET SURTOUT LES PLUS JEUNES.

goury

quel avenir pour quels producteurs ? gros volume pour petite marge ? avec quelle main-d'œuvre ? pour combien d'heures de travail ? ...autant de questions sans vraiment de réponses... toute ma vie j'ai été éleveur , j'ai survécu ... j'ai surement été mauvais car il m'a toujours fallu travailler plus pour gagner moins . donnez moi de bonnes raisons d'espérer pour nos jeunes ...mais de VRAI RAISONS !

eleveur 61

L'etat francais considére qu'il y a trop de producteur laitier et en accord avec les GMS et les transformateurs francais qui collecte trop de lait en france la préssion sur la production ne va pas césser Demain si ils manquent de lait vous aurez de l'eau blanchie dans les packs .

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier