Réfléchir à une cohérence méditerranéenne

Marie Renaud

Réfléchir à une cohérence méditerranéenne
Irfan Daskiran, directeur général du département de politique et recherche agricole au ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et du bétail

Des représentants de sept pays du pourtour méditerranéen ont répondu à l’invitation d’Interbev afin de s’interroger sur les différentes manières de faire concilier les attentes des pays tiers et la production française.

La Turquie, pont géographique et culturel entre l’Europe et l’Asie, représente un marché colossal pour les exportations d’animaux français. Avec un cheptel de 14 millions de bêtes, l’élevage turc est aussi vaste qu’hétérogène : « Il n’existe pas d’homogénéité clair en Turquie. Les systèmes d’exploitation oscillent entre petites fermes familiales et immenses structures, résume Irfan Daskiran, directeur général du département de politique  et recherche agricole au ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et du bétail. Nous travaillons en race pure et en race croisée et avons recours aux importations pour combler notre déficit en animaux et en semences ».

Aux côté de la Turquie, invité d’honneur de la 3e rencontre Elevage France Pays méditerranéens, des représentants du grand pourtour méditerranéen (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte et Liban), étaient rassemblés, hier, à l’invitation d’Interbev pour aborder la question des échanges autour du thème « Le croisement : une des possibilités existantes pour augmenter les disponibilités en viande rouge ».

Visite d’élevage

Face aux réalités économiques, réglementaires et sanitaires de chaque pays, l’enjeu sera, dans les années à venir, de faciliter l’exportation. Pour les convaincre, une visite d’élevage avait été organisée en amont, une manière de « montrer toutes les qualités et la diversité de notre élevage », selon les mots d’Yves Berger, directeur général d’Interbev. De son côté, Xavier Beulin, président de la FNSEA évoque « la nécessité de « construire une relation solide et durable afin de consolider un sous-ensemble mondial dans un monde multipolaire (…) Alors même que chaque pays est confronté à des problématiques communes (évolution des modes de consommation, accès à l’eau, accès au foncier, défi climatique …), cette relation gagnant-gagnant permettra de répondre d’une voix aux attentes des consommateurs ».

Source Le Quotidien du Sommet de l’Elevage

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