Une centaine de camions en route vers Paris contre la TVA équestre

Une centaine de camions en route vers Paris contre la TVA équestre
Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu, notamment à Paris (Pleinchamp)

Une centaine de camions roulaient depuis 7 heures du matin lundi sur plusieurs autoroutes en direction du Salon du cheval de Villepinte (Seine-Saint-Denis) pour dire non à la TVA à 20% pour les centres équestres.

La France va demander des dérogations pour certaines activités

Selon un communiqué de Bercy, Les ministres chargés du budget, de l'agriculture et des sports ont décidé de porter auprès de la Commission européenne une demande d'avis sur la faisabilité d'un taux réduit de TVA (10% à compter du 1er janvier 2014) pour certaines des activités proposées dans les centres équestres, au titre du ‘droit d'utilisation d'installations sportives’, mentionné dans la directive TVA.

Les ministres Stéphane Le Foll, Bernard Cazeneuve et Valérie Fourneyron vont, dans les prochains jours, écrire à M. Algiras Semeta, Commissaire européen à la fiscalité, pour le saisir de cette demande et dépêcher une délégation incluant des représentants des organisations sportives et professionnelles des centres équestres.

Cent vingt camions sont partis ce matin de quatre points de la région parisienne pour converger vers le Salon du Cheval à Villepinte. Selon le Centre national d’Information routière de Rosny-sous-Bois, le total cumulé des encombrements pour l'ensemble du réseau francilien était de 117 kilomètres à 9h30 ce matin. 

Sur plusieurs camions des banderoles arboraient des slogans tels que "l'équitation n'est pas un sport de riche" et "TVA 20% = racket".  "On n'a pas pour but d'embêter mais plutôt d'être vus", a déclaré  Loïc Caudal, président du comité d'équitation des Hauts-de-Seine, en indiquant qu'une voie de passage serait laissée libre sur l'A13 et deux sur le boulevard périphérique. Le cortège contre l'équitaxe est arrivé au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis) sans heurts. Contrairement à la précédente manifestation dans Paris, les propriétaires n'avaient pas apporté leurs chevaux.

 " Beaucoup de PME ont peur de ne pas réussir à amortir cette hausse de la TVA", a expliqué Cédric Faveau, enseignant dans un poney-club de Maison-Laffitte (Yvelines) qui compte deux salariés pour 35 équidés. "Tout le monde ici a peur de perdre son emploi", ajoute sa voisine.

Emmanuel Feltesse, le directeur du Haras de Jardy, a fustigé, lui, le "mépris" du gouvernement pour l'équitation". "Si on voulait réserver ce sport à une certaine partie de la société, on ne s'y prendrait pas autrement. Tout le travail d'ouverture fait depuis plus de dix ans vis-a-vis des publics en difficulté, des handicapés, des scolaires, est anéanti !", a-t-il déclaré.

Quelque 600 piétons et cavaliers de toute la Côte d'Azur, accompagnés de 170 chevaux et poneys selon la police (300 bêtes selon les organisateurs), ont également marché dimanche sur la promenade des Anglais pour dire non à l'équitaxe. Le monde de l'équitation se mobilise contre une hausse de la TVA passant de 7 à 20%, destinée à mettre la France en conformité avec une directive européenne encadrant l'application des taux réduits de cette taxe. Soucieux de répondre à cette inquiétude, le gouvernement a proposé de créer un "fonds cheval" et affiché son intention de renégocier à Bruxelles une TVA à taux réduit.

 
 

Source avec AFP

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