[Vidéo] La FNSEA demande des mesures structurelles et boycottera demain la réunion de crise en Bretagne

Anne Sophie LESAGE

[Vidéo] La FNSEA demande des mesures structurelles et boycottera demain la réunion de crise en Bretagne
Thierry Coué - Président de la FRSEA Bretagne

La FNSEA, a demandé mercredi avec véhémence au gouvernement des mesures structurelles concrètes pour sauver les filières d'élevage au lendemain de l'annonce d'une rallonge au plan de soutien. A cette même occasion, la FRSEA de Bretagne a annoncé qu'elle boycotterait la réunion de crise sur la filière porcine prévue jeudi à la préfecture de Rennes.

 

"Nous avons pris la décision de ne pas aller à la réunion en préfecture car aujourd'hui on veut une stratégie pour nos filières. La mobilisation très forte va continuer, il nous faut des réponses et une visibilité", a déclaré Thierry Coué, président de la FRSEA bretonne lors d'une conférence de presse à Paris."On perd jusqu'à 6.000 euros par semaine dans les exploitations porcines. On ne peut pas laisser les gens seuls sur les exploitations (...) On doit lutter pour que cette économie existe demain", a-t-il ajouté. Le syndicaliste a rappelé que la production agricole et l'agroalimentaire représentent 30% des emplois sur le sol breton. Selon lui, 20% des producteurs de porcs risquent de quitter le métier à très court terme en Bretagne. Les agriculteurs de l'Ouest ont durci mercredi leur mouvement pour réclamer des mesures face à la crise de l'élevage, en multipliant les blocages routiers dans la région.

Le "mercredi noir" comptait déjà une quinzaine de blocages ou opérations escargots à la mi-journée. Les éleveurs réclament des mesures pour faire face aux cours très bas auxquels le porc, le lait et la viande bovine sont achetés par les industriels de la transformation. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé mardi que le plan de soutien à l'élevage bovin, porcin et laitier de 700 millions d'euros, lancé l'été dernier, serait augmenté de 125 millions.

"Un enfant dans le dos"

"Je suis en colère car structurellement on ne voit rien bouger", a déclaré devant la presse le président du syndicat Xavier Beulin. "Nous attendons que le ministre prenne une initiative forte à Bruxelles pour que sur cette situation de marché, sur cet embargo russe, sur cette nécessité d'avoir un minimum d'information pour le consommateur  à travers un étiquetage sur l'origine (les choses) bougent et que le premier pays agricole redonne un peu de sens à cette politique agricole européenne", a-t-il clamé.  

M. Beulin a ensuite listé les sujets sur lequel on a "fait un enfant dans le dos" aux agriculteurs: "le compte pénibilité, la complémentaire santé (pour les travailleurs), le plan ecophyto 2, la méthanisation, et le stockage de l'eau". "On attend aussi que tous les engagements pris notamment sur les réglementations soient non seulement tenus mais se mettent en oeuvre dès maintenant", a-t-il ajouté. Le gouvernement "a annoncé hier près d'un milliard d'euros d'aide", a-t-il rappelé. Mais selon lui, "la réalité, c'est 400 millions d'euros qui ont été engagés sur fonds publics qui viennent en plus de ce qui est consenti à l'Agriculture chaque année". De plus, selon le syndicaliste, "sur ces 400 millions, il y a 187 millions engagés sur le terrain". M. Beulin demande donc que le reste de la somme soit lui aussi engagé.

Le président de la FNSEA a rappelé que le salon de l'Agriculture approchait et qu'il espérait "que d'ici là ça va un peu bouger". "Je n'accepterai pas qu'au salon de l'Agriculture on ait ce rituel très sympathique de la part de tous les politiques: on vient tapoter le cul des vaches. Il faudra que celui qui vient au salon ait quand même une grande conscience de la situation actuelle et qu'il ait quelques engagements sur lesquels on vérifiera qu'il est capable de les tenir derrière", a-t-il déclaré.   

Source avec AFP

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Commentaires 7

BANANE381

cette crise qui perdure a l'avantage de démontrer que le pouvoir politique français ne veut pas d'une agriculture durable, les exploitations vont encore s'agrandir, cela au détriment d'une bonne gestion des ressources naturelles. Les dirigeants politiques ne sont plus dotés de "bon sens", ils sont tombés dans l'égoïsme "je..., je...., je.... "

@car

tu as tout a fait raison les zones intermeidaires la puisaye que tu cites encore que certains coin y sont plutot bon votn etre saigné et je ne parles pas specialement de petit cerealier car c'est un mi temps de travail mais j'ai vu des resultats de fermes de 250 300ha en tres grandes difficultés , bon il faut que zone n'ont que peu profité de 2012 avec des rendements cata en colza c valable pour le poitou ou certains n'ont pas recharger en 2012 et ce sont ceux qui arreteront d'abord avec en plus une reforme de la pac qui les penalise grandement mon cousin avec 90ha en pleine beauce a toujours vecu bien mieux avec un travail bien moins penible et avec plus d'argent que nous sur 200ha de silex , etant dans le meme departement on va le sentir passé la diminution des primes lui moins travaillez moins pour gagner plus
mais ne t'inquietes pas @car il y aura toujours quelqu'un pour reprendre ces fermes de petites terres toujours

AIGLE201

Les syndicalistes de tout bords sont élus par des agriculteurs pour défendre les agriculteurs et pas l'agriculture en général.Défendre l'agriculture revient à vouloir défendre à la fois les producteurs et leurs fournisseurs !!!! Alors, messieurs les responsables rendez vos tabliers de syndicalistes ou d'administrateurs d'organismes agricoles ( faites un choix et les vaches seront mieux gardées ).

car

Faudrait il te réveiller Beulin ,pourquoi dans la presse nous montrons jamais le petit céréalier de Puisaye ou autre région intermédiaire, si ça continu comme ça il n'y aura plus d'agriculture dans ces petite région plus éleveur, plus de petit céréalier que des friches pour les bobos parisien le dimanche pour allez en promenade ou la chasse.
Bref y'en mare des gros céréaliers des grosse régions qui ce peigne avec des surfaces exorbitante il font des gros rendements et il moins contrainte agroenvironnementale,l'irrigation ,les bettraves,les patates j'en passe.

altitude 1016

les prix sont bas C sur, pas fiables, pas viables. Mais ds ts les reportages, je ne vois que des agri qui voudraient 50000€ pour un nouveau tracteur:encore aujourd'hui sur la 2. Je ne vois JAMAIS des agriculteurs qui disent, on achéte du matériel à plusieurs pour faire baisser les charges. Les besoins sont toujours + importants. Investissements qui doivent être remboursés: c 20000€ par an minimum qui retournent aux banques. Et 10000 ou 20000€ qui ne vont pas à la famille pour vivre. Il existe des CUMA: on en parle JAMAIS, d'autres solutions pour investir raisonnablement, mais les centres de gestions sont efficasses pour inciter les agriculteurs à l'investissement, ca comble les ambitions et ca donne une bonne conscience de faire des déductions fiscales, des ammortissements qui diminuent le revenu.!! Mais il reste les annuités à rembourser et de gros tracteurs pour manifester... Il y a des droits à prêt, on emprunte un maximum et ensuite les cours plongent et c plus possible de continuer. donc, les agriculteurs manifestent, car il y a pas de solutions. Il n'y a aucun garde fou. Il faudrait peut-etre raisonner plus avant d'investir toujours +++. Quant à tapoter le cul des vaches, le grand chef Belin, lui aussi ne doit le faire qu'une fois par an et encore !!!.

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