[Vidéo] Pascal Clément, producteur de lait : « Les perspectives sont bonnes, nous sommes rassurés ! »

Reportage Anne Sophie Lesage

[Vidéo] Pascal Clément, producteur de lait  : « Les perspectives sont bonnes,  nous sommes rassurés ! »

Comment les éleveurs laitiers vont-ils s’adapter à la fin des quotas ? Quelles sont leurs craintes ? Leurs espoirs ? A l’occasion du congrès de la Fédération Nationale des Producteurs Laitiers, Pleinchamp est parti à la rencontre du sarthois Pascal Clément, producteur de lait près du Mans et vice-président de la FNPL.

 

Pascal Clément est éleveur laitier à Saint Corneille, à une vingtaine de kilomètres du Mans, au sein du GAEC de la Pommerie. L'exploitation de 115 hectares compte 150 bovins dont 70 laitières qui produisent 55.000 litres de lait commercialisés à une coopérative de la Sarthe. Après une année 2013 en demi-teinte, Pascal Clément estime que le paysage laitier s’éclaircit.

"Laisser la production s’exprimer"

« La rémunération en 2014 va être bien au-delà de celle de 2013 et doit être le reflet du marché » estime Pascal Clément. Pour cet éleveur sarthois, les producteurs doivent pouvoir bénéficier d’un prix élevé pour « continuer à se moderniser, gérer leurs investissements et dégager des résultats, en vue de périodes moins bonnes en termes de prix du lait».   

Mais face à la sortie des quotas laitiers, ce responsable syndical  adopte un langage  résolument optimiste du fait de l'accroissement de la demande mondiale. Selon lui, la production de tous les grands bassins mondiaux ne suffira pas à saturer le marché. « On peut laisser la production s’exprimer, dans la limite des besoins des opérateurs et des industriels » affirme-t-il.

"Créer de la richesse autour de la production laitière"

Au GAEC de la Pommerie, le nouveau droit à produire contractualisé avec la coopérative, va leur permettre d’accueillir un troisième associé. « On a de bonnes perspectives et on est totalement rassurés » précise-t-il. Dans la Sarthe, de nouveaux débouchés s’offrent aux éleveurs pour approvisionner de nouvelles installations de production de lait en poudre et notamment de lait infantile. Une sortie des quotas qui risque toutefois d’accélérer la restructuration des exploitations dans la région et la baisse du nombre de producteurs, en lien avec l’évolution de la démographie agricole.

« Nous avons besoin d’une dynamique de filière où les transformateurs et les producteurs signent des engagements contractuels pour avancer dans le même sens et aller prendre des parts de marchés(..). Faire de l’économie laitière et créer de la richesse autour de la production laitière » conclut-il.

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Commentaires 4

popeye80

100 % dac sur l'analyse et les bonnes intentions... mais en 25 ans de carriere, je n'ai jamais vu transformateurs et producteurs aller dans le même sens. Cette équation s'est bien trop souvent résumé à demander au producteur de baisser le prix de sa matière première pour permettre au transformateur de prendre les parts de marché. Les coop en premier lieu, si elles jouaient leur rôle, ne devraient proposer des volumes à leurs producteurs que s'ils sont payés à un prix suffisamment rémunérateurs, ce qui était loin d'être le cas dans le passé, même proche. On propose des volumes, donc du chiffre d'affaires, du revenu?????? moins sûr

1584

on n a pas besoin de volume on a juste besoin d un prix rémunérateur

Mathieu

Oui, tu as bien raison.
Les producteurs français doivent arrêter la sinistrose
Et pour une fois qu'un responsable syndical ne nous vend pas la peur de la distribution ou des transformateurs, il mérite nos félicitations !
Positive attitude !!!

Sylvie

ça fait plaisir de voir pour une fois un agriculteur optimiste qui ne râle pas ! Positiv attitude !!!

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