Virus de Schmallenberg : la Russie suspend les importations d'animaux européens

Virus de Schmallenberg : la Russie suspend les importations d'animaux européens
En Allemagne, 186 exploitations sont touchés, dont 172 élevages ovins.

La Russie a décidé de suspendre à partir d’aujourd’hui l'importation d'animaux de France, d'Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique après la découverte de nouveaux cas de la maladie due au virus de Schmallenberg, qui affecte moutons, chèvres et bovins.

"A partir du 1er février, la Russie impose des restrictions temporaires sur l'importation d'animaux et de matériel génétique en provenance de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de la France", annonce le service de surveillance vétérinaire russe. Ces mesures viennent s’ajouter à celles déjà prises sur l'importation d'animaux en provenance de la Grande-Bretagne

La Commission européenne déplore cette décision prise par la Russie, estimant qu'il n'y avait pas d'urgence sanitaire en Europe. L'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a en effet confirmé que le virus de Schmallenberg n'était "pas transmissible à l'Homme ».

186 élevages touchés en Allemagne

De plus, cette maladie virale, transmise par un insecte volant, aurait « peu de chances de proliférer par les températures hivernales qui touchent l'Europe actuellement », précise le porte-parole en charge des questions de santé à la Commission européenne.

Le virus de Schmallenberg, qui affecte moutons, chèvres et bovins, s'est répandu à 186 élevages en Allemagne, selon le plus récent pointage de l'institut Friedrich-Loeffler, qui surveille cette épizootie. Le virus concerne principalement des élevages de moutons (172 sur un total de 186).

En Europe, des cas ont aussi été signalés en Belgique, Grande-Bretagne, Pays-Bas et France.

Le virus peut se manifester par de la fièvre, une chute de production laitières, et provoque de graves malformations chez les animaux nouveaux-nés voire des avortements. Il n’est en revanche pas contagieux d’un animal à l'autre.

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